Le soleil se lève sur l’Irena

Le 09 juillet 2010 par Thérèse Rosset
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le porte-parole mondial des énergies renouvelables est né. Les statuts de l’Irena (en français, Agence internationale pour les énergies renouvelables) sont entrés en vigueur le 8 juillet. Créée en janvier 2009, lors de la conférence de Bonn avec 75 membres, l’organisation internationale est à ce jour composée de 149 Etats, dont l’Union européenne. Seuls 29 ont déjà ratifié les statuts, y compris l’UE (l’entrée en vigueur est intervenue le 8 juillet, après le dépôt du 25e instrument de ratification).

« Les énergies renouvelables sont la seule source d’énergie pouvant répondre aux besoins de 9 milliards d’individus en 2050 », a déclaré Hélène Pelosse, la directrice général par intérim de l’Irena. L’agence, basée à Abu Dhabi, a pour ambition de promouvoir le développement de toute forme d’énergie renouvelable (bioénergie, géothermie, énergie des mers, solaire, hydraulique, éolienne…), du moment qu’elle « corresponde aux critères de durabilité ».

La mise en place de normes internationales cohérentes en matière de certification de panneaux solaires ou de bornes de recharge pour voitures électriques, voilà l’une des missions de l’organisation. Mais elle devra avant tout conseiller les Etats membres sur la promotion des énergies renouvelables. Les statuts énoncent des moyens concrets pour ce faire : amélioration des conditions politiques, développement du transfert technologique, soutien au développement des compétences. Tout cela dans le but ultime d’ «  une utilisation globale et durable des énergies renouvelables au niveau mondial », selon les statuts.

Il ne s’agit en aucun cas de mettre des technologies à la disposition des Etats. L’Irena se borne à aider les Etats à financer les transferts de technologies.

Les statuts étant tout juste entrés en vigueur, l’heure est encore à l’organisation institutionnelle. Le Comité d’administration s’est réuni du 21 au 24 juin pour organiser la « commission préparatoire » d’octobre et la mise en place de groupes de travail. Au programme : la gouvernance de l’Irena et la planification d’un calendrier d’actions pour 2011. Côté financement, chaque Etat s’acquittera d’une cotisation dont le montant sera calculé selon un barème utilisé aux Nations unies se basant sur la solvabilité des membres.

Les ratifications continuent au compte-goutte : Colombie le 30 juin, Japon le 1 er juillet, Mexique le 8. Les rangs grossissent, et laissent espérer des actions concrètes assez rapidement, si toutefois les Etats s’en donnent les moyens...



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus