Le solaire, tout en souplesse

Le 01 décembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le film solaire pèse à peine 400 grammes au mètre carré.
Le film solaire pèse à peine 400 grammes au mètre carré.
Armor

L’énergie solaire, c’est contraignant. Les normes font s’arracher les cheveux des architectes qui souhaitent intégrer des panneaux à leur projet. Les énergéticiens consomment des surfaces considérables de terrain pour mettre en service des centrales photovoltaïques de grande puissance. Et si la solution consistait à transformer toutes les surfaces exposées à l’astre diurne en cellule ?

C’est le pari relevé par la société Armor. Spécialiste de la chimie des encres et des technologies d’impression, l’entreprise nantaise maîtrise sur le bout des doigts la formulation, l’enduction haute vitesse «rouleau à rouleau» et la transformation des films minces. Ces trois savoir-faire lui ont permis, en partenariat avec Cambrios Technologies, de développer un film organique photovoltaïque.

Très mince (400 grammes au mètre carré), ce film photovoltaïque peut s’adapter et s’accrocher à n’importe quelle surface: du toit de l’abribus à la fenêtre, en passant par le mât d’un lampadaire. Certes, le film issu du Beautiful Light Project affiche un rendement deux à trois fois plus faible que celui d’un panneau classique. Mais là n’est peut-être pas l’essentiel?

Le bureau d’études d’Armor affine son procédé. «Nous visons les 50 watts crête au mètre carré», confirme Hubert de Boisredon, PDG de l’entreprise.

Le film souple organique peut connaître nombre d’applications jusque-là interdites aux systèmes actuels de production d’énergie solaire. «Nous nous situons dans un tout autre business model, explique Hubert de Boisredon. La vocation de cette innovation est de permettre aux usagers de produire facilement et en permanence l’énergie électrique dont ils ont besoin: une nappe solaire pourrait alimenter des chargeurs d’appareils électriques, par exemple.»

Autre argument: la sécurité d’approvisionnement. «Notre film n’utilise pas de terres rares dont les gisements seront épuisés dans quelques années.» Encore en développement, le dernier-né d’Armor sera mis sur le marché début 2016. Et cela ne devrait pas passer inaperçu: «Nous avons déjà conclu des accords avec une cinquantaine d’entreprises». L’avenir du solaire domestique s’annonce radieux.



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