Le solaire se lève à nouveau en France

Le 07 janvier 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
De nouveaux types de centrales solaires attendus ces prochaines années en France.
De nouveaux types de centrales solaires attendus ces prochaines années en France.
ENEL

Très attendues par les professionnels, les mesures «d’urgence» en faveur du photovoltaïque, annoncées ce matin 7 janvier par la ministre de l’écologie, sont jugées positivement par les représentants de la filière.

Lors d’une visite de MPO, fabricant mayennais de cellules photovoltaïques, Delphine Batho a présenté un train de mesures visant à favoriser la mise en service de 1.000 mégawatts crête par an, conformément aux décisions prises dans le cadre de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre dernier.

«C’est la première fois en trois ans que l’on voit des décisions visant à soutenir le photovoltaïque français et son industrie», a réagi Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

L’hôtel de Roquelaure a transmis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE, le régulateur des marchés français de l’énergie) les conditions de l’appel d’offres, qui sera publié en mars prochain, pour les grandes installations photovoltaïques (d’une puissance supérieure à 250 kilowatts). D’un volume de 400 MWc, cet appel d’offres sera destiné à parts égales aux technologies innovantes (photovoltaïque à concentration et photovoltaïque avec suivi du soleil) et aux technologies matures sur ombrières et sur toitures.

De nouveaux critères seront intégrés pour départager les compétiteurs: implantation sur des terrains peu convoités (friches industrielles, terrains pollués), bilan carbone des matériels.

Le gouvernement entend assouplir la constitution de garanties bancaires pour favoriser le portage de projet par des PME. Un second appel d’offres sera lancé «courant 2013», ciblant d’autres technologies innovantes.

Comme pour les grandes installations, le prochain appel d’offres dédié aux installations de taille moyenne (100 et 250 kWc) sera publié par la CRE en mars. Il sera divisé en trois lots quadrimestriels de 40 MWc chacun, soit 120 MWc/an. Simplifié, il comportera aussi un critère d’évaluation du bilan carbone des panneaux.

«Il est dommage qu’il faille attendre le mois de mars, car cela retarde d’autant la prise de commande par les entreprises françaises», regrette néanmoins Jean-Louis Bal.

Dédiés aux petites installations, les tarifs d’achat sont bonifiés… dans la plupart des cas. Les tarifs T1 et T4 seront revalorisés de 5% pour les installations «en intégré simplifié au bât » et de10% pour les installations équipées de matériels fabriqués en Europe.

En revanche, le tarif d’achat des centrales au sol (tarif T5) sera baissé de 20%, avec effet rétroactif au 1er octobre 2012. «C’est le seul mauvais coup porté à la filière. Car beaucoup de projets ont été déposés en octobre dernier, à un moment où l’on ne parlait pas de baisse du tarif T5», indique Jean-Louis Bal.

Ces mesures devrait coûter de 90 à 170 millions d’euros par an, estime le ministère. Ce qui génèrera (peut-être?) 2 milliards d’investissements annuels. Mais qui, faute de réforme, alourdira encore la contribution au service public de l'électricité (CSPE).



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus