Le solaire se couche définitivement pour BP

Le 08 mars 2013 par Marine Jobert
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Fin des investissements dans le solaire pour BP, qui se réoriente vers l'éolien, les biocarburants et surtout, les énergies fossiles.
Fin des investissements dans le solaire pour BP, qui se réoriente vers l'éolien, les biocarburants et surtout, les énergies fossiles.
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Treize ans après avoir redessiné son logo pour qu’il ressemble à un soleil radieux[1], BP annonce qu’il se détourne définitivement de la production d’énergie solaire. Le suspens était faible, compte tenu de déclarations antérieures, mais l’annonce officielle a été faite par le PDG de British Petroleum cette semaine. «Nous jetons l’éponge», a expliqué Bob Dudley. «Ce n’est pas que l’énergie solaire ne soit pas une source viable d’énergie, mais nous y travaillons depuis 35 ans, et nous n’avons jamais vraiment gagné d’argent avec.» Le repositionnement semble donc essentiellement motivé par des considérations financières. «BP Alternative Energy concentre ses efforts dans les secteurs de l’industrie des énergies dans lesquels nous pouvons faire progresser rentablement les activités de notre compagnie», précise d’ailleurs l’entreprise dans un communiqué. En tout, rappelle BP, l’entreprise aura installé «approximativement 1,6 gigawatt de production solaire presque aux 4 coins du monde».

 

Les aspirations «Beyond Petroleum» (Au-delà du pétrole), clamées il y a peu encore, sont-elles pour autant abandonnées? BP réaffirme ses investissements dans l’énergie éolienne et les biocarburants, «activités qui sont pertinentes, évolutives et bien adaptées aux capacités fondamentales de BP». En 2011, des investissements ont été réalisés dans deux compagnies brésiliennes de production de sucre et d’éthanol et de biocarburants, ainsi que trois nouvelles fermes éoliennes ont été acquises aux Etats-Unis.

 

Des esprits chagrins se demandent pourtant si BP n’opère pas un retour en arrière, un «Back to Petroleum» audacieux en ces temps de changement climatique. La compagnie a en effet investi plusieurs milliards dans le gaz naturel ces derniers mois (en Afrique et en Inde notamment) et englouti au moins deux milliards de dollars (1,54 milliards d'euros) en Mer du Nord. Sans parler des investissements consentis (et momentanément stoppés) pour forer en Alaska.



[1] 7 M$ (5,4 M€) pour la recherche et la préparation du nouveau logo.  200 M$ (154 M€) pour redécorer les installations, changer les panneaux et ses en-têtes. 400 M$ (308 M€) pour promouvoir son essence et son nouveau logo, selon le livre d’Eveline Lubbers, «La Grande Mascarade», éditions Parangon, 2003.

 



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