Le solaire fait son entrée à la maison

Le 04 décembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un film solaire susceptible de s'adapter à tout types de surfaces.
Un film solaire susceptible de s'adapter à tout types de surfaces.
Armor

Armor a présenté sa dernière innovation: un film organique mince et photovoltaïque. De quoi transformer maintes surfaces en systèmes de production d’électricité.

Qui n’a rêvé de transformer une baie vitrée, une table ou n’importe quel objet exposé à la lumière du jour ou artificielle en source de production d’électricité? Décrit par des générations d’auteurs de science-fiction, ce rêve est aujourd’hui une réalité. Armor a présenté au salon Pollutec une nouvelle technologie de film photovoltaïque.

Film organique photovoltaïque

Spécialiste de la chimie des encres et des technologies d’impression, le groupe nantais a développé, en partenariat avec Cambrios Technologies, un film organique photovoltaïque. Très mince (400 grammes au mètre carré), ce film photovoltaïque peut s’adapter et s’accrocher à n’importe quelle surface: du toit de l’abribus à la fenêtre, en passant par le mât d’un lampadaire. Certes, le film issu du Beautiful Light Project affiche un rendement deux à trois fois plus faible que celui d’un panneau classique. Mais là n’est peut-être pas l’essentiel?

Nappe solaire

Le bureau d’études d’Armor affine son procédé. «Nous visons les 50 watts crête au mètre carré», confirme Hubert de Boisredon, PDG de l’entreprise. Le film souple organique peut connaître nombre d’applications jusque-là interdites aux systèmes actuels de production d’énergie solaire. «Nous nous situons dans un tout autre business model, explique Hubert de Boisredon. La vocation de cette innovation est de permettre aux usagers de produire facilement et en permanence l’énergie électrique dont ils ont besoin: une nappe solaire pourrait alimenter des chargeurs d’appareils électriques, par exemple.» Autre argument: la sécurité d’approvisionnement. «Contrairement au CIGS[1], notre film n’utilise pas de terres rares dont les gisements seront épuisés dans quelques années.» Encore en développement, le dernier-né d’Armor sera mis sur le marché début 2016. et cela ne devrait pas passer inaperçu: «Nous avons déjà conclu des accords avec une cinquantaine d’entreprises». L’avenir du solaire domestique s’annonce radieux.

 



[1] CIGS: cuivre, indium, gallium, sélénium

 



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