Le SOeS fait le point sur les phosphates

Le 05 juin 2009 par Sonia Pignet
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Dans sa publication «Le point sur» de juin 2009, le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Commissariat général au développement durable s’intéresse aux phosphates et fait le bilan de leur présence dans les sols français. Les engrais phosphatés sont la principale source de phosphore rejeté dans les eaux (50%), suivi des déjections animales (40%), des effluents urbains domestiques (environ 5%) ou industriels (2%) et de boues de stations d’épuration (2%). En 2001, 775.000 tonnes étaient apportées aux sols français. Problème: selon le type d’occupation du sol, les transferts vers les eaux de surface sont de l’ordre de 0,1 à 2,5 kilos à l’hectare par an. Selon le SOeS, 9% du phosphore apporté serait ainsi rejeté dans les eaux chaque année, dont la moitié d’origine agricole. En 2007, l’analyse de la pollution phosphatée des cours d’eau en métropole montre que sur 2.372 points de mesure, 2% sont de qualité mauvaise, 4% médiocre, 12% moyenne, 55% bonne et 27% très bonne.

Si les livraisons d’engrais minéraux phosphatés ont baissé des deux tiers entre 1972 et 2008, les teneurs en phosphore des sols agricoles ont, elles, augmenté dans 43% des cantons étudiés, notamment en Bretagne, Pays de la Loire, Champagne-Ardenne et Aquitaine. Pour le SOeS, «le bilan du phosphore dans les sols agricoles constitue un enjeu fort de réduction de l’impact environnemental: cela passe par l’équilibre entre des rendements optimum et une fertilisation limitée dans le temps et l’espace, ainsi que par l’amélioration du recyclage du phosphore lors du traitement des boues d'épuration».


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