Le SNE fustige le projet d’AFB

Le 27 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les affaires maritimes dans le giron de l'AFB ?
Les affaires maritimes dans le giron de l'AFB ?
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La présentation du projet de loi sur la biodiversité n’a pas fait que des heureux. Notamment au sein du Syndicat national de l’environnement (SNE). La centrale quarantenaire s’est d’ailleurs fendue, coup sur coup, d’une lettre au président de la République et d’un communicant virulent. Les deux textes dénonçant l’architecture de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

La première des critiques, indique le secrétaire général du SNE au JDLE, est l’incohérence du système proposé par l’hôtel de Roquelaure. «Le fait de laisser l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en dehors du dispositif aura plusieurs conséquences: d’une part, la police de l’environnement sera morcelée entre plusieurs établissements; d’autre part, il faut s’attendre à la disparition de la subvention de l’état à cet office. Ce qui réduira sa mission à la gestion de la faune chassable», estime Jean-Luc Ciulkiewicz.

L'Onéma au coeur de l'AFB

Financement et périmètre de l’AFB font tonner le syndicaliste. Le cœur du futur établissement devant être constitué par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), «nous allons donc financer la protection de la biodiversité par les redevances de l’eau, c’est-à-dire avec la facture d’eau des consommateurs», explique le syndicaliste. Avec le double risque de manquer rapidement d’argent et de focaliser l’action de l’AFB sur la préservation de la biodiversité aquatique. Au détriment du terrestre et du marin.

A ce dernier propos, les moyens «marins» de la future agence restent, pour le moment, fort imprécis. D’où l’idée formulée par Olivier Laroussinie, directeur de l’Agence des aires marines protégées, d’intégrer, au sein de l’AFB, une partie des moyens des Affaires maritimes. La police de la mer pourrait ne pas apprécier.

Un nouveau corps de l'environnement

Autre écueil relevé par Jean-Luc Ciulkiewicz: la diversité des statuts entre les différents personnels qui constitueront l’AFB. Peu de choses en commun entre les techniciens du corps de l’environnement et, par exemple, les intérimaires d’associations gérant les parcs naturels régionaux. Il faudra donc créer un nouveau corps ou se livrer à de singulières contorsions réglementaires. Même si la mutualisation des moyens, permise par la création de l’AFB, devrait permettre au ministère de l’écologie de réduire un peu sa masse salariale.

Toutes ces raisons obèrent la tenue du calendrier présenté mercredi 26 mars par le ministre de l’écologie. «Je ne sais pas si le gouvernement parviendra à présenter son texte à la fin du mois de juin; ce dont je suis sûr, en revanche, c’est que l’inauguration de l’AFB en 2015 est parfaitement impossible», estime Jean-Luc Ciulkiewicz. En 2016? «Peut-être.»

 



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