Le SER fait sa PPE

Le 19 décembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Selon le SER, les ENR pourraient fournir plus de 50% de notre électricité en 2030.
Selon le SER, les ENR pourraient fournir plus de 50% de notre électricité en 2030.
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Le lobby des énergies renouvelables présente ses scénarios de développement des énergies renouvelables, électriques et thermiques.

 

Pour la trêve des confiseurs énergétiques, il faudra patienter. A quelques semaines de la rédaction par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) d’un projet de seconde programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)[1], le syndicat des énergies renouvelables (SER) publie ses propositions. «Nous y montrons que les objectifs fixés par la loi sur la transition énergétique sont non seulement réalistes mais aussi, avec une volonté politique, vont être dépassés», souligne Jean-Louis Bal, son président.

 

A condition d’aller vite, tant le retard accumulé par la France est important. «Toutes filières d’énergies renouvelables confondues, la France a réalisé, en 2016, les deux tiers de l’objectif fixé pour 2020 (67% pour l’électricité renouvelable, 63% pour le thermique renouvelable et 85% pour les biocarburants», note le syndicat. Au rythme actuel, éoliennes, panneaux solaires ou centrales à bois produiront 20% de notre consommation finale d’énergie en 2023. L’Europe nous impose de produire 23% d’énergie renouvelable en 2020.

 

En se basant sur les technologies actuelles, les gisements disponibles (700 gigawatts crête -GWc- pour le seul photovoltaïque!), le SER estime que les énergies ‘vertes’ pourraient fournir, d’ici 2030, plus de la moitié de notre électricité, 38% de notre demande de chaleur, 15% des carburants et jusqu’à 30% de notre consommation de gaz.

 

Le bouquet énergétique 2030 du SER

Filières

Etats des lieux

Potentiel 2030

Emplois en 2030

Biogaz

177 ktep/an

1420 ktep/an

100.000

Bois énergie thermique

9525 ktep/an

16000 ktep/an

+25.000

Bois énergie électrique

591 MW

1100 MW

25.000

Géothermie

117 ktep/an

530 ktep/an

n.c.

Pompes à chaleur géothermiques

300 ktep/an

750 ktep/an

n.c.

Solaire thermique industriel

0,4 ktep/an

12 ktep/an

8.000

Solaire photovoltaïque

7134 MWc

52000 MWc

45.000

Biogaz

395 MW

600 MW

100.000

Energies marines

0 MW

18.000 MW

2.000

Eolien terrestre

12.000 MW

40.000 MW

18.000

Géothermie haute température

16 MW

60 MW

n.c.

Hydroélectricité

25.500 MW

27.500 MW

n.c.

Gaz renouvelable

215 GWh/an

90.000 GWh/an

100.000

 

La DGEC doit, en principe, faire la synthèse des propositions de PPE dans le courant du mois de janvier. Le projet de texte sera ensuite soumis par la commission nationale du débat public (CNDP) à trois mois de concertation, avant d’être présenté aux institutions spécialisées. La publication du texte devant intervenir d’ici le mois de janvier 2019.

 



[1] Il s’agit, dans ce cas, de la PPE métropolitaine. La politique énergétique des territoires non interconnectés étant encadrée par des PPE spécifique.

 



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