Le SER exprime ses inquiétudes pour l’avenir

Le 03 février 2005 par Enerpresse
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Pour le syndicat des énergies renouvelables (SER), les années se suivent et ne se ressemblent pas. Autant 2004 avait suscité beaucoup d’espoir pour les promoteurs des énergies renouvelables (premier examen de la loi d’orientation sur l’énergie, vote du crédit d’impôt, etc.), autant 2005 paraît déjà menaçante.

Telle est, du moins, la vision exprimée, hier mardi, par le président du syndicat des énergies renouvelables. «On ne sait pas quand le parlement examinera en deuxième lecture la loi d'orientation sur l'énergie. Tel qu'il est, le projet de loi sur l'eau aura un impact dramatique sur l'énergie micro-hydraulique »,avance André Antolini. Et de fait, en passant en revue chacune des filières d'ENR, le baromètre de l'optimisme est en chute libre. «Le photovoltaïque est dans une situation catastrophique car les aides de l'Ademe ont été réduites de façon drastique », rappelle le patron d'EDF Energies nouvelles. «Si aucun signal ne s'allume, cette année, renchérit Arnaud Mine, le patron d'Apex BP Solar, les industriels français iront là où s'exerce leur métier.» Menacée par les débits réservés prévus par le projet de loi sur l'eau, la micro-hydraulique ne va pas mieux. «Ce texte risque de nous faire réduire notre production de 4 milliards de kilowatts-heure (kWh) par an et d'empêcher la mise en service d'installations capables de produire 6 milliards de kWh»,estime Ghislain Weisrock d'Electrabel France. Sujet préféré du président Antolini, l'éolien ne tourne pas très vite non plus. «L'an passé, 135 mégawatts ont été installés. Et au rythme où les préfets accordent les permis de construire, nous atteindrons les objectifs fixés par la directive européenne au prochain millénaire»,lance-t-il, amer. Le dossier biomasse est plus contrasté. «L'appel d'offres a permis à l'Etat de constater que son tarif de rachat était stupide», reprend André Antolini. La situation du bois énergie est, en partie, tributaire d'un arrêté en cours de rédaction. «Nous avons reçu l'assurance qu'il serait conforme à nos attentes»,assure le patron du SER. «Cela étant, constate-t-il, cela fait huit ans que nous attendons la publication de l'arrêté autorisant de nouveau l'installation de conduit de cheminée dans les constructions nouvelles.»Rien de comparable avec la filière des biocarburants, dont les «seules difficultés se situent dans une partie de la chaîne industrielle.»




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