Le Sénat revalorise le tarif d’achat de l’électricité issue de la bagasse

Le 18 mars 2009 par Victor Roux-Goeken
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La bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre, est utilisée avec du charbon sur l’île de la Réunion depuis 1992 pour alimenter deux centrales électriques. Leur capacité étant supérieure à 12 mégawatts (MW), l’électricité renouvelable issue de la bagasse ne pouvait prétendre à un tarif d’achat, à l’instar des autres énergies renouvelables (1). Pour autant, l’électricité issue de la combustion de biomasse fait déjà l’objet d’un tarif d’achat (2).

Le Sénat y a remédié en adoptant, jeudi 12 mars, un amendement visant à revaloriser un tarif d’achat de l’électricité issue de ce végétal. Déposé par le sénateur Jean-Paul Virapoullé (UMP, Réunion) dans le cadre de l’examen du projet de loi pour le développement économique des Outre-mer, cet amendement soutenu par le gouvernement a été adopté à l’unanimité.

Sur 1.800.000 tonnes de canne à sucre récoltées, plus de 500.000 tonnes de bagasse sont utilisées pour produire 275 gigawattheures d’électricité, soit 12% de la consommation d'électricité de la Réunion. En 2009, l’île prévoit ainsi d’économiser 158.000 tonnes d’équivalent charbon.

La Guadeloupe dispose elle aussi d’une telle centrale.

(1) Art. 10 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité
(2) Arrêté du 16 avril 2002 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant à titre principal l'énergie dégagée par la combustion de matières non fossiles d'origine végétale



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