Le Sénat auditionne sur les épandages aériens de pesticides

Le 06 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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0,3% de la SAU est concernée par des épandages aériens de pesticides
0,3% de la SAU est concernée par des épandages aériens de pesticides

La mission commune d'information (MCI) du Sénat sur les pesticides et leur impact sur la santé et l'environnement (voir JDLE), créée en février dernier, indique dans un communiqué, diffusé le 4 avril dernier, qu’elle souhaite obtenir des éclaircissements sur la liste des produits phytosanitaires autorisés ou en cours d'évaluation pour les traitements aériens.

Elle s’apprête en fait à auditionner, le 10 avril, des représentants du ministère de l'agriculture, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), et des membres du monde agricole.

En principe, les épandages aériens de produits phytosanitaires, qui concernent 0,3% de la surface agricole utile (SAU) en France, sont interdits par la législation européenne en raison des risques pour la santé et l’environnement. Quelques dérogations s’appliquent néanmoins lorsqu’un traitement urgent est nécessaire, ou lorsque l’avantage d’un épandage aérien est manifeste par rapport à un épandage direct. Particuliers et associations de défense de l’environnement ont d’ailleurs récemment porté plainte contre ces épandages dans le Limousin (voir JDLE).

Le ministère de l'agriculture aurait envoyé, au début du mois de mars, une circulaire pour la campagne de 2012 (voir JDLE). Elle liste 7 produits applicables sur les bananes et le riz dont 6 sont dangereux pour l’environnement et toxiques. De plus, le gouvernement a demandé à l’Anses d’évaluer la toxicité de 16 autres produits phytosanitaires qui pourraient être épandus sur le maïs, le riz et la vigne.

Gérard Bapt, député PS de Haute Garonne, président du groupe en charge de la santé environnementale de l'Assemblée nationale, a demandé le 4 avril, dans une lettre adressée au Premier ministre, la suppression des dérogations à l'épandage des pesticides.

Il estime que la circulaire agit comme un feu vert à la multiplication des épandages, alors que des pesticides se retrouvent dans nombre de cours d'eau ou de nappes phréatiques, y compris, pour certains, des années après leur interdiction.

De son côté, l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs) rappelle que la circulaire ne fait que repréciser la réglementation sur ce type de traitement.

 



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