Le secteur de la chimie contre l’achat de ses quotas de CO2

Le 03 juillet 2008 par Victor Roux-Goeken
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Comme tous les autres secteurs industriels soumis à concurrence internationale, l’industrie de la chimie s’inquiète de la future «mise aux enchères» des allocations de quotas de CO2. Si la proposition de la Commission de révision de la directive sur le système d’échange de quotas est adoptée telle quelle, les industriels devront acheter l’intégralité de leurs quotas de CO2 d’ici 2020. Selon une étude réalisée par le cabinet A.T. Kearney pour le compte de l’Union des industries chimiques (UIC), cette mesure devrait coûter 1,1 milliard d’euros (1) par an en 2020 aux 96 sites industriels de la chimie soumis au marché du carbone en France. Cette somme est à comparer à l’investissement annuel du secteur en recherche et développement (1,8 milliard d’euros).

L’étude affirme que le secteur peut tout aussi bien parvenir à réduire de 20% ses émissions d’ici 2020 par rapport à 2005 en réalisant des investissements compris seulement entre 50 et 100 millions d’euros. Le secteur de la chimie prône, comme beaucoup d’autres secteurs, une allocation de quotas basée sur un «benchmark», c’est-à-dire sur les émissions moyennes des industries d’un secteur et incluant un objectif de réduction des émissions.

L’investissement nécessaire à la réduction de 30% des émissions européennes de CO2, objectif envisagé sous réserve d’un accord international, coûterait beaucoup plus cher au secteur (1,25 milliard d’euros).

Quant à la création d’un mécanisme de taxe carbone aux frontières, destiné à éviter le dumping environnemental et donc les fuites de carbone, il ne ferait qu’atténuer l’effet d’une mise aux enchères intégrale des quotas.

(1) Avec une tonne de CO2 évaluée à 56 euros en 2020


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