Le Sahel au bord de la famine

Le 12 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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ONU et ONG tirent la sonnette d'alarme
ONU et ONG tirent la sonnette d'alarme

Environ 15 millions de personnes, selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), vivent actuellement dans l’insécurité alimentaire au Sahel:5,4 millions au Niger (35% de la population), 3 millions au Mali (20%), quelque 1,7 million au Burkina Faso (10%), environ 3,6 millions au Tchad (28%), 850.000 au Sénégal (6%), 713.500 en Gambie (37%) et 700.000 en Mauritanie (22%).

Plus d’un million d’enfants de la région sont menacés de sévère malnutrition.

La sécheresse est en cause, combinée à une forte chute de la production des céréales. Mais le prix élevé des céréales, la pénurie de fourrage pour le bétail, la baisse des envois d’argent des travailleurs émigrés et la dégradation de l’environnement sont d’autres facteurs aggravants. Tout comme le conflit au nord du Mali entre les mouvements touaregs, unifiés au sein du mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), et l’armée malienne; une guerre larvée qui fait fuir les populations. Ainsi 60.000 réfugiés auraient déjà quitté le Mali, ce qui rend leur situation des plus précaires. Les Touaregs réclament l’auto-détermination de l’Azawad, cette région saharienne plus grande que la France.

D'après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, les réfugiés des derniers combats –essentiellement des Touaregs noirs- seraient près de 20.000 au Burkina Faso, 800 personnes supplémentaires franchissant chaque jour la frontière. On en dénombre également 30.000 au Niger, ce qui menace l'équilibre alimentaire du Nord-Niger, déjà en proie à la disette. Quelques milliers auraient également fui en Mauritanie et en Algérie. Et à l'intérieur du pays, 70.000 personnes déplacées souffrent d'un manque d'accès à l'eau potable (pour eux-mêmes) et à des pâturages (pour leurs troupeaux).

En 2011, la production céréalière de la région atteint 16,6 millions de tonnes, en baisse de 25% par rapport au résultat record de l'année précédente et une baisse de 2% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes. Le Tchad et la Mauritanie accusent de fortes baisses également, respectivement de 23 et 38% par rapport à la moyenne sur 5 ans, et de 50 et 52% par rapport à la campagne 2010-2011.

La FAO réclame 69,8 millions de dollars (53 millions d’euros) de fonds supplémentaires pour venir en aide à 790.000 familles agricoles et pastorales.

 



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