Le Royaume-Uni sur le point d’enterrer la lutte contre l’effet de serre

Le 06 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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George Osborn veut du gaz et pas des renouvelables.
George Osborn veut du gaz et pas des renouvelables.

C’est en catimini que le ministère britannique de l’énergie et du changement climatique (DECC) a publié ses projections à 2030 du système énergétique national.

Généralement rébarbatives, ces statistiques contiennent, cette fois-ci, une bombe énergétique.

Sous la pression de son chancelier de l’échiquier, le gouvernement Cameron prévoit désormais de porter à 30 gigawatts le parc britannique de centrales au gaz, d’ici à 2030: 4 fois plus que ce qui était prévu en 2011.

Pour placer le pays sur la voie du Facteur 4 (concept qui prévoit la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050), le comité du changement climatique (CCC, un comité indépendant chargé de conseiller le gouvernement sur sa politique climatique) recommande que l’empreinte carbone du kilowattheure britannique soit inférieure à 50 grammes de CO2 à l’horizon 2030. Impossible avec un parc composé à 36% de centrales au gaz.

Ce revirement intervient après que George Osborne a menacé de réduire les aides publiques aux énergies renouvelables et promis des subventions à l’exploitation du gaz de schiste. Ces deux projets pourraient être concrétisés dans le projet de loi sur les marchés de l’énergie, qui doit être présenté avant la fin du mois.

Déplorant l’apathie des ministres libéraux-démocrates (lesquels sont, en principe, favorables aux énergies renouvelables), les entrepreneurs commencent à donner de la voix. Initiative inimaginable en France, les représentants des industries des renouvelables, du nucléaire (autre source d’énergie zéro émission) et de la séquestration géologique du CO2 ont adressé une lettre au gouvernement.

Dans leur missive, les industriels demandent à l’administration Cameron de graver dans le marbre juridique l’objectif fixé par le CCC. Un objectif qui devra être intégré dans la prochaine réforme des marchés de l’énergie. Signe des temps: Greenpeace soutient totalement, explique The Independent, le coup de gueule des chefs d’entreprise. Une fois n’est pas coutume.



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