Le Royaume-Uni ne devrait pas sortir de la PCP avant fin 2021

Le 15 janvier 2018 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
la flotte britannique compte plus de 6.000 navires
la flotte britannique compte plus de 6.000 navires

L’Union européenne refusera de laisser le Royaume-Uni sortir de la politique commune de la pêche (PCP) pendant la période de transition post-Brexit.

Bruxelles vient de taper du poing sur la table. Rien ne devrait changer pour le Royaume-Uni, en matière de pêche, avant fin décembre 2021. Selon une information diffusée par le quotidien britannique The Guardian, transmise par des diplomates européens, les autorités de l’UE refusent que Londres fasse bande à part avant la fin de la période de transition, de deux ans, post-Brexit.

 

Des pourparlers complexes

Ce qui va à l’encontre du plan britannique. Le secrétaire d’Etat à l’environnement Michael Gove avait en effet déclaré, en juillet dernier, que le Royaume-Uni reprendrait la main sur ses eaux dès 2019, sortant aussitôt de tout quota bruxellois comme de la PCP. Une déclaration confirmée un peu plus tard par la Première ministre Theresa May. Pour le ministre norvégien de la pêche, Pers Sandberg, une telle sortie est techniquement impossible. «Les pourparlers entre l’UE, la Norvège et le Royaume-Uni s’annoncent très longs et très complexes. Ils ne seront sans doute pas terminés avant la fin 2021», a-t-il déclaré.

 

Pression des pêcheurs écossais

La Fédération de la pêche écossaise a d’ores et déjà fait part de son mécontentement. Son président Bertie Armstrong a déclaré qu’il était «inacceptable» que le Royaume-Uni reste soumis à la politique européenne de la pêche pendant la période de transition. Ces pêcheurs veulent, le plus vite possible, une hausse de 21% du quota de pêche de morue en mer du Nord. Un quota déjà en hausse de 20% en 2018 pour les pêcheurs européens, selon l’accord trouvé le 13 décembre par le Conseil de l’UE.

 

La durabilité aux oubliettes?

Alors que la flotte britannique représente plus de 6.000 navires, ayant capturé 708.000 tonnes de poissons en 2015, le Brexit pourrait lui coûter cher. Une étude publiée en décembre prévoit des pertes financières de l’ordre de 55 milliards d’euros, tous secteurs confondus, ainsi que des pertes drastiques d’emplois d’ici 2030. Aucune garantie pour préserver la durabilité de la pêche n’a par ailleurs été donnée par le gouvernement britannique.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus