Le riz chinois sous haute surveillance

Le 15 novembre 2011 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La Commission européenne a décidé, le 14 novembre, de renforcer son contrôle sur les importations de riz chinois. Cette décision intervient après la détection d’un riz génétiquement modifié non autorisé. En parallèle, les autorisations pour deux sojas GM ont été refusées.

S’appuyant sur un audit réalisé en Chine, en mars dernier, par le Food and veterinary office (FVO), la décision de la Commission européenne suit également l’avis du Rapid alert system for food and feed (RASFF).

 
L’enquête s’est en effet conclue sur une incertitude quant au nombre d’éléments génétiquement modifiés ayant contaminé des produits à base de riz provenant de Chine et à un risque de nouvelles introductions d’OGM non autorisés, à l’avenir, dans ces mêmes produits.
Pour une information précise, la Commission prévoit le recours à un type d’analyse pouvant détecter jusqu’à 26 différents riz GM, présents dans l’alimentation humaine ou animale. Bien sûr, les autorités chinoises ont toujours l’obligation de fournir, avant l’exportation, une analyse prouvant l’absence de riz GM.
 
La détection de ce type d’OGM n’est pas nouvelle. Selon RASFF, plusieurs produits venant de Chine et contenant le riz génétiquement modifié Bt63 ont été identifiés en Europe depuis septembre 2006. La Commission européenne avait réagi, en avril 2008, en prenant une mesure d’urgence renforçant les contrôles de produits chinois (1). En mars 2010, de nouveaux riz GM ont fait leur entrée en Europe.
 
Le même jour, 14 novembre, les Etats membres ont refusé d’autoriser deux nouveaux sojas GM, lors d’une réunion du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de santé animale (CPCASA). Ces deux OGM vont maintenant être examinés par le Comité d’appel, comme l’impose la réglementation du 16 février 2011 (2).
 
Il s’agit du soja génétiquement modifié A5547-127, déposé par Bayer Cropscience AG, et du 40-3-2, fabriqué par Monsanto. Les autorisations, demandées après l’avis positif de l’Efsa (3), ne concernaient pas la culture mais l’alimentation humaine et animale. L’Efsa avait estimé que ces graines étaient aussi sûres que leurs homologues non génétiquement modifiées, en ce qui concerne les effets sur la santé humaine ou animale ainsi que sur l’environnement.
 
Au final, c’est la Commission européenne qui tranchera (JDLE).
 
(1)   http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:096:0029:0034:EN:PDF
(2)   http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:055:0013:0018:EN:PDF
(3)   European Food Safety Authority
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus