Le risque inondation en centre-ville

Le 03 novembre 2005 par Christine Sévillano
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Le Certu vient de faire publier une étude sur la prise en compte du risque inondation dans les centres-villes. Il propose des pistes de réflexion et des outils ainsi que des retours d'expérience.

Une étude du Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu) vient de paraître sur la prise en compte du risque inondation dans les centres-villes. Même si les zones inondables sont rendues inconstructibles par la réglementation sur les Plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de 1995, la rénovation des centres-villes paraît indispensable . Les auteurs se sont efforcés d'examiner les solutions permettant de maintenir habitants et activités dans des conditions acceptables. Ils y voient d'ailleurs une opportunité pour «valoriser et entretenir le patrimoine urbain qui s'est souvent constitué dans sa relation avec l'eau». L'étude expose en complément quelques retours d'expérience.

Certains élus, aidés de professionnels de l'urbanisme, sont parvenus à valoriser les zones inondables, mais en centre-ville, ils doivent tenir compte de certaines contraintes spécifiques. Premier outil: le déplacement d'habitations et d'activités, financé notamment par le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), dit «fonds Barnier». Expérimenté dans le Gard, il permet surtout de résorber des situations d'urgence, mais le déplacement n'est pas possible dans certains centres-villes historiques comme Charleville-Mézières (Ardennes). Dans ce cas, les autorités locales peuvent envisager une réhabilitation en tenant compte du facteur risque. Les moyens d'action résident dans l'adaptation des constructions ou l'intervention à l'échelle du bassin versant afin de réduire la hauteur et la vitesse des crues.

D'autres élus font le choix de la réhabilitation, malgré la possibilité de délocaliser les activités, pour éviter le dépérissement du centre-ville, une option qui nécessite du temps puisque l'étude parle de «plusieurs mandatures pour mettre en place une telle politique avec ses composantes foncières et réglementaires». L'une des solutions techniques identifiées par les auteurs comme étant fréquemment utilisée est la surélévation des surfaces habitables, qui peut être accompagnée de démolition-reconstruction comme à Angers (Maine-et-Loire) ou à Sommières (Gard). La création d'étapes refuges, permettant d'octroyer une nouvelle valeur d'usage aux bâtiments, ou les traitements ponctuels du bâti comme celui des soubassements et le remplacement de portails à Sommières, ont également été soulignés par les auteurs de l'étude. Sans oublier les changements d'usage des rez-de-chaussée inondables qui impliquent par exemple la transformation de logements en garages, mais ce type d'action est assez délicat sur les plans financier et urbain.

Des solutions sont également envisageables au travers des documents de planification comme les documents d'urbanisme, le PPR ou le montage d'opérations, notamment dans le cadre d'un programme d'intérêt général, qui vise à améliorer les ensembles d'immeubles et de logements avec l'approbation du préfet de département.




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