Le retour du gaz de schiste en Ile-de-France

Le 15 février 2012 par Geneviève De Lacour
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L’instruction des demandes de permis d’exploration de gaz de schiste, interrompue au début de l’année 2011 en raison de la polémique sur ces hydrocarbures non conventionnels, reprend son cours. Et d’après le ministère de l’écologie, elle est réalisée dans le cadre de la loi du 13 juillet interdisant le recours à des forages suivis de fracturation hydraulique.

L’enquête publique pour la délivrance de permis d’exploration a ainsi été lancée le 19 janvier dernier sur le site du ministère. Alors qu’une dizaine de sites sont concernés en Ile-de-France, le maire Europe-Ecologie-les Verts (EELV) de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, dénonce vivement dans un communiqué publié le 14 février le lancement de cette procédure administrative qui concerne aussi sa ville.

En fait, 14 dossiers au total ayant comme objectifs «la recherche d’hydrocarbures au moyen de techniques autorisées» sont arrivés au terme de leur instruction, dont 10 situés en Ile-de-France, un en Lorraine et un en Aquitaine. Les documents qui les concernent font donc l’objet, pendant une durée de 30 jours, d’une mise à disposition du public.

Dans la liste fournie par le ministère figure une demande d'exploration, dite «Permis de Chevry», où le président de la société Poros SAS demande un permis exclusif de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux pour une durée de 5 ans, portant sur certains territoires de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.

La commune de Sevran est concernée par le permis «de Chevry» qui touche près de 60 communes dont Vaujours, Clichy, Montfermeil. «Ni moi-même, ni aucun de mes collègues, maires de communes concernéesn n'ont été préalablement consultés, pas plus que les populations», déplore l’édile écologiste.

Le maire de Sevran en profite pour rappeler les nuisances générées par la recherche d'hydrocarbures: norias de camions, bruit lié aux forages et aux explosions. «Viennent ensuite les probables pollutions de l'air et la contamination des nappes phréatiques y compris au-delà du seul périmètre immédiat des forages», précise Stéphane Gatignon. Avant d’appeler à la mobilisation: «Nous sommes à quelques jours de la fin de l'enquête. Exigeons le droit d'expression dans le cadre de la procédure en cours, et préparons la mobilisation qui s'impose pour la mise en suspens de ce dossier».

En avril 2011, le gouvernement a décidé de geler l'exploration du gaz de schiste par fracturation hydraulique, suspectée de nuire aux sous-sols, et notamment aux nappes phréatiques. Mais le ministère semble assuré, pour ces dossiers, que les sociétés pétrolières n’auront pas recours à cette technique pour explorer le sous-sol francilien.

 

 

 

 



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