Le retour de la betterave GM

Le 07 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le ministère américain de l’agriculture (USDA, selon l’acronyme anglais) a confirmé, vendredi 4 février, qu’il allait de nouveau autoriser la culture à grande échelle de betterave génétiquement modifiée, produite par Monsanto.

 

Cette décision, a insisté l’USDA, est prise pour éviter une envolée des prix du sucre. Jusqu’à présent, les betteraves GM produisaient presque la moitié du sucre consommé outre-Atlantique ; le reste provenant des champs de cannes et de quelques plantations de betteraves « bio ».

 

Or tout ce bel édifice a été mis à terre par l’interdiction de cultiver les betteraves GM, prononcée l’été dernier par le juge fédéral Jeffrey White. Dans les attendus de sa décision, le magistrat rappelait que l’USDA n’avait pas réalisé d’études d’impacts écologiques, alors même que la culture est autorisée depuis 2005.

 

Pressé par l’industrie agro-alimentaire (et ses besoins en sucre), l’USDA a donc décidé de passer outre la décision du juge White. Deux motivations semblent avoir prévalu : les Etats-Unis ne disposeraient pas d’un stock suffisant de semences de betteraves « naturelles » pour aborder sereinement la prochaine campagne, qui commence au printemps ; et, selon une récente étude conduite par l’industrie sucrière, les prix du sucre pourraient grimper de 20 % en cas de moratoire prolongé de la culture des betteraves GM.

 

L’USDA prévoit toutefois d’interdire leur culture dans certaines régions de Californie et de l’Etat de Washington, où prolifèrent les betteraves « bio ». Ailleurs, les agriculteurs devront respecter une distance de sécurité de 8kilomètres entre plantations GM et plantations classiques.

 

Dans un communiqué, Monsanto, le producteur des betteraves GM, se réjouit de la nouvelle position gouvernementale.



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