Le retour de l’hydrolien dans le Raz Blanchard?

Le 24 avril 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les hydroliennes de la ferme MeyGen sont immergées entre l'Ecosse et les Orcades.
Les hydroliennes de la ferme MeyGen sont immergées entre l'Ecosse et les Orcades.
Atlantis Resource

Un industriel britannique propose d’installer 2 GW hydroliens dans le Raz Blanchard.

 

Cela devait être le berceau de l’hydrolien français. Bras de mer séparant la presqu’île du Cotentin de l’île d’Aurigny, le Raz Blanchard abrite aussi l’un des plus puissants courants de marée d’Europe. Un rêve pour les exploitants d’hydroliennes.

En novembre 2016, les projets de deux fermes expérimentales, portées par EDF et Engie, avaient été avalisés. Hélas, tant pour des raisons industrielles que politiques, les deux projets ont capoté un an plus tard.

Navrant, si l’on se souvient que le productible potentiel de ce site exceptionnel avoisine les 15.000 GWh/an.

1 à 2 GW au large du Cotentin

Cela n’a pas échappé à Atlantis Resources. Basé en Ecosse, l’industriel britannique a mis en service, l’an dernier, une ferme éolienne de 6 MW (4 turbines de 1,5 MW unitaire) dans le détroit des Orcades, entre le nord de l’Ecosse et l’archipel éponyme. Il projette de doter l'estuaire de Pentland d’un parc hydrolien de 400 MW dans le courant de la décennie prochaine.

En attendant, l’industriel a proposé au gouvernement français « un plan stratégique ». Dans un communiqué, diffusé lundi 23 avril, Tim Corneliis, P-DG d’Atlantis estime pouvoir installer 1 GW de capacité marémotrice d’ici à 2025, et 2 GW dès 2027. Cet investissement de 3 milliards d’euros, poursuit-il, pourrait créer plus de 10.000 emplois.

Aucun autre détail n’a été communiqué.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus