Le réchauffement va réduire notre productivité

Le 25 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les militaires sont particulièrement exposés au réchauffement.
Les militaires sont particulièrement exposés au réchauffement.

Ceux qui travaillent dans des régions chaudes ou durant les périodes de canicule le savent: plus le mercure est au zénith, moins on est performant. Et cela ne devrait pas s’arranger. Bien au contraire.

Coordonnée par John Dunne, de l’administration américaine de l’océan et de l’atmosphère (Noaa), une étude quantifie la perte de productivité pour le cas (plus que probable) où le réchauffement climatique augmenterait le nombre de jours de canicule, la température moyenne et l’hygrométrie.

Publiée le 24 février sur le site de Nature Climate Change, ce travail a de quoi inquiéter les DRH. Car les pics de chaleur liés au réchauffement climatique pèsent déjà sur l'économie de certaines régions du monde, en réduisant la productivité des travaux en extérieur.

Au cours des dernières décennies, la hausse des températures moyennes et de l'humidité ambiante durant les mois les plus chauds ont diminué de 10% la capacité de travail pour les travailleurs exposés au stress thermique, estiment les trois auteurs. Et ça n’est pas fini.

D'ici 2050, la productivité des paysans, des professionnels du BTP et des militaires (les trois professions les plus exposées) pourrait ainsi chuter de 20%.

D'après les modélisations réalisées pour l'étude, les pays à risque sont ceux qui sont déjà soumis à un stress thermique important, comme la péninsule arabique, le sous-continent indien, l'Asie du Sud-est, le nord de l'Australie, les Caraïbes, et le sud des Etats-Unis, résume John Dunne.

Le modèle utilisé dans l'étude est fondé sur une hausse de 0,8°C et de 5% d'humidité en 2010 par rapport à la moyenne annuelle d'une période s'étendant de 1860 à 1960.

Il prévoit un réchauffement compris entre 1,4 et 1,7°C et une hausse de l'humidité de 11% d'ici 2050 par rapport à la même période de référence.

Les auteurs soulignent toutefois ne pas prendre en compte de nombreux facteurs qui pourraient modifier la tendance, comme des progrès technologiques ou les fluctuations dans les émissions de gaz à effets de serre. Ou un développement immodéré de la climatisation individuelle…



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