Le réchauffement va favoriser les malformations cardiaques congénitales

Le 31 janvier 2019 par Romain Loury
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Le foetus est aussi vulnérable au réchauffement
Le foetus est aussi vulnérable au réchauffement
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Outre des naissances prématurées et de petits poids de naissance, le réchauffement climatique pourrait accroître le risque de malformations cardiaques congénitales, révèle une étude publiée mercredi 30 janvier dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).

C’est un risque encore assez peu connu du réchauffement en cours, mais qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur la santé publique: selon des études menées chez l’homme et chez l’animal, les chaleurs extrêmes, vouées à devenir plus fréquentes, favorisent la survenue de malformations cardiaques congénitales chez le nouveau-né qui y a été exposé in utero.

Les raisons de ce phénomène sont encore peu connues: des travaux menés chez l’animal ont montré que des températures extrêmes pourraient interférer avec le développement fœtal, notamment en empêchant l’expression de gènes placés sous l’influence de protéines sensibles à la chaleur (‘heat-shock proteins’).

Le Midwest le plus touché

L’équipe de Shao Lin, du département santé-environnement à l’université d’Etat de New York à Albany, a modélisé cet effet pour huit Etats américains (Arkansas, Texas, Californie, Iowa, Caroline du Nord, Géorgie, New York, Utah) sur la période 2025-2035. Selon les chercheurs, 7.000 cas additionnels de malformations cardiaques congénitales pourraient survenir dans ces Etats. Région la plus touchée, le Midwest pourrait ainsi voir le nombre de cas grimper de 62,4% par rapport à la période de référence (1995-2005).

«Nos résultats démontrent l’impact alarmant du changement climatique sur la santé publique, et soulignent le besoin d’une meilleure anticipation face à des malformations qui nécessitent souvent un suivi médical à vie. Les médecins doivent conseiller aux femmes enceintes, et à celles qui prévoient de l’être, d’éviter de s’exposer à températures élevées, en particulier pendant les trois à huit premières semaines post-conception, une période critique de la grossesse», commente Shao Lin dans un communiqué de l’American Heart Association (AHA).



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