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Le réchauffement produit plus d’eau dans l’air

Le 29 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
L'humidité dans la troposphère. En rouge, les zones les plus humides. En bleu, les plus sèches.
L'humidité dans la troposphère. En rouge, les zones les plus humides. En bleu, les plus sèches.
M Rosenstiel School of Marine and Atmospheric Science

 

On l’oublie souvent, mais l’eau joue un rôle non négligeable dans le réchauffement climatique. Vaporisée dans l’atmosphère, l’eau est même le plus puissant gaz à effet de serre. Sa contribution directe à l’effet de serre est estimée à 55%, contre 39% pour le dioxyde de carbone et 2% pour le méthane et l’oxyde nitreux.

Jusqu’à présent, cette eau à effet de serre n’inquiétait pas trop les climatologues puisque sa teneur dans l’air restait plus ou moins constante. Sa concentration connaît des variations régulières. Elle a baissé entre 2000 et 2001. Depuis 2005, nous rappelle le 5e rapport d’évaluation du Giec[1], sa teneur grimpe sans discontinuer.

Une origine anthropique

Problème, cette augmentation de l’humidité pourrait ne pas être totalement naturelle, indique un article américano-coréen publié en début de semaines dans les comptes-rendus de l’académie des sciences américaines (Pnas).

Conduite par Eui-Seok Chung et Brian Soden (université de Miami), cette étude a évalué les concentrations de vapeur d’eau de la troposphère. Située entre 8 et 15 kilomètres d’altitude, cette région contient plus de 99% de la vapeur d’eau de l’atmosphère. En s’appuyant sur les données collectées depuis la fin des années 1970 par les satellites de la Noaa[2], les chercheurs confirment l’accroissement régulier de la teneur en vapeur d’eau de cette haute couche de l’atmosphère.

Ces résultats ont été comparés à des modèles de circulation d’eau entre l’océan et l’atmosphère, afin de déterminer si les causes d’une telle évolution pouvaient être naturelles.

Verdict des chercheurs: ni le volcanisme, ni El Niño ou La Niña, ni un renforcement des activités solaires ne peuvent être à l’origine d’un tel phénomène. Dit autrement, seul l’accroissement de la concentration de gaz à effet de serre d’origine anthropique peut expliquer l’augmentation de l’humidité dans la troposphère. Reste à savoir si elle contribuera elle aussi à renforcer l’effet de serre.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat

[2] Noaa: administration américaine en charge des océans et de l'atmosphère

 



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