Le réchauffement, menace pour les animaux à pelage variable

Le 16 février 2018 par Romain Loury
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Belette en hiver
Belette en hiver

Avec le réchauffement climatique, les espèces dont le pelage devient blanc en hiver pourrait les rendre plus visibles à leurs prédateurs ou leurs proies. Dans une étude publiée jeudi 15 février dans Science, une équipe américaine s’est attachée à cartographier les zones qui pourraient être sauvées par l’évolution.

 

On recense actuellement 21 espèces, pour la plupart des mammifères, dont le pelage devient blanc en hiver dans les régions où l’hiver est très enneigé. Simple mesure de camouflage qui permet à ces lièvres, renards et belettes, de se cacher plus facilement de leurs prédateurs, ou à l’inverse d’approcher leurs proies de plus près.

Des animaux plus visibles

Or du fait du réchauffement, les saisons neigeuses deviennent plus courtes, ce qui au contraire rend ces animaux plus visibles lorsque la neige n’arrive pas, ou a déjà disparu. En cause, le fait que ce blanchiment n’est pas guidé par la présence de neige, mais par la photopériode (variations jour-nuit), qui, elle, ne change pas.

Huit espèces étudiées

Se penchant sur le renard arctique, quatre espèces de lièvres et trois de belettes, à travers plus de 2.700 observations menées dans 60 pays, l’équipe de Kairsten Fay, biologiste à l’université d’Etat de Caroline du Nord, a étudié la répartition des deux types de pelage hivernal (blanc ou brun). Sans surprise, plus on s’approche du pôle nord, plus les individus optent pour la couleur blanche.

Des zones où les deux variétés coexistent

Or il existe pour chaque espèce des zones où les deux variétés sont présentes en quantités quasi-égales, qui sont donc des zones à fort polymorphisme (présence en quantités quasi-égales des deux variétés), par exemple en Europe centrale pour la belette d’Europe. Au-delà, c’est l’une ou l’autre des deux variétés qui domine.

Des «hotspots» adaptatifs à préserver

Selon les chercheurs, ces zones de fort polymorphisme constituent des «points chauds» adaptatifs, terrains idéaux pour l’adaptation de ces espèces face au réchauffement en cours. «En cartographiant ces zones, nous avons identifié des lieux où il serait possible de favoriser l’adaptation évolutive [au réchauffement], et où il s’agirait de maintenir des populations larges et connectées», explique Eugenia Bragina, co-auteure de l’étude. Cela semble encore loin d’être le cas: seules 10% des zones identifiées ont actuellement un statut protégé.



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