Le réchauffement climatique va-t-il nous protéger du paludisme?

Le 21 décembre 2011 par Geneviève De Lacour
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On pense généralement que le réchauffement climatique favorise la progression du paludisme dans le monde. Mais c’est bien le phénomène inverse qui est décrit dans une étude publiée aujourd’hui mercredi 21 décembre dans la revue Biology Letters. Selon des recherches menées par des biologistes de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis), l’augmentation des températures pourrait restreindre l’aire de la maladie en réduisant les capacités d’infection des parasites.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont étudié la malaria des rongeurs. Mais   leur modèle pourrait s’appliquer au paludisme humain et peut-être aussi à d’autres maladies transmises par les moustiques, comme la dengue ou le virus du Nil occidental.

Selon eux, les études considérant que l’augmentation des températures favorise le taux d’infection assument assurent généralement que les parasites se développent aussi plus rapidement et que la capacité des moustiques à acquérir, maintenir et transmettre la maladie reste constante. Ils concluent généralement, qu’avec la montée du mercure, les moustiques sont infectés plus rapidement et donc que la transmission de la maladie augmente.

Des conclusions mises à mal par cette dernière étude. Elle démontre en effet que les températures jouent un rôle beaucoup plus complexe sur la transmission de cette maladie qui touche plus de 200 millions de personnes dans le monde.

Le développement des parasites serait en fait tempéré par la survie des insectes. Pour mettre en évidence les différents facteurs en jeu, les scientifiques ont inoculé Plasmodium yoeli - à l’origine de la malaria des rongeurs -, à des moustiques. Ces derniers ont été placés en incubation de 5 à 14 jours à 20, 22, 24 et 26 degrés Celsius. Les scientifiques ont ensuite examiné les glandes salivaires des insectes, par lesquelles le parasite transite lorsqu’il est mature. Et s’ils ont découvert que le parasite se développe plus rapidement aux températures les plus élevées, dans le même temps ils ont aussi observé moins de sporozoïtes - soit la forme infectieuse du parasite. Ce qui prouve que lorsque les températures sont élevées, les capacités du moustique à infecter diminuent.

Ainsi, si le pic de prolifération des parasites se situe vers 26°C, les risques de malaria sont les plus élevés à 24°C. Selon les scientifiques plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette hécatombe parmi les parasites : ils pourraient ne pas pouvoir supporter les températures les plus élevées ou bien leur système immunitaire pourrait être boosté par ces fortes chaleurs.

   
Les biologistes américains souhaitent maintenant réitérer l’expérience avec la souche humaine de la malaria.

http://rsbl.royalsocietypublishing.org/content/early/recent


 

 


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