Le réchauffement climatique en marche

Le 06 novembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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2017 bien partie pour être l'une des années les plus chaudes.
2017 bien partie pour être l'une des années les plus chaudes.
Copernicus

Les records de chaleur ou d’événements climatiques extrêmes sont régulièrement battus chaque année. Avec les conséquences économiques et sociales qui vont avec.

 

Marquée par de nombreux ouragans, inondations, vagues de chaleur, sécheresses, l’année 2017 devrait rester dans les annales comme l’une des plus chaudes années jamais observées par les météorologues.

+1,1°C

Au cours des 9 premiers mois de l’année, la température moyenne à la surface du globe dépassait de 1,1°C celle de l'époque pré-industrielle. Sous l'effet d'un puissant phénomène El Niño, 2016 devrait conserver son statut d'année la plus chaude, 2015 et 2017 se disputant la deuxième et la troisième places. Enfin, les années 2013 à 2017 sont bien parties pour constituer la période de 5 ans la plus chaude jamais enregistrée, indique l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dans un communiqué publié lundi 6 novembre.

Des pluies au Sahel

Le sud de l'Amérique du Sud (notamment l'Argentine), l'ouest de la Chine et certaines régions de l'Asie du Sud-Est ont connu des précipitations supérieures à la normale. Des records de précipitations ont été pulvérisés dans la partie continentale des Etats-Unis, hormis l'Alaska. Un peu partout au Sahel, la saison des pluies 2017 a été plus active que la normale, causant des inondations catastrophiques au Niger. Dans le nord-est de l’Inde et les pays adjacents, des précipitations excédentaires ont entraîné des inondations de grande ampleur.

Température à plus de 50°C

«Les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s'inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète», estime Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM. «Nous avons assisté à des conditions météorologiques exceptionnelles, par exemple des pics de température à plus de 50°C en Asie, des ouragans d'une intensité record dans les Caraïbes et dans l'Atlantique qui ont atteint l'Irlande, des inondations dévastatrices causées par la mousson et frappant des millions de personnes, ou bien encore une terrible sécheresse en Afrique de l'Est.»

23,5 millions de déplacés

Avec des conséquences à la clé. En 2016, 23,5 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes d'origine météorologique, rappelait récemment l’ONG Oxfam. Ces déplacements internes de population étaient liés pour la plupart à des tempêtes ou à des inondations et concernaient la région Asie-Pacifique. En Somalie, plus de 760.000 déplacés internes ont été recensés par le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

Sécurité alimentaire

Un tiers de la population mondiale vit désormais dans des régions climatiques sujettes à des vagues prolongées de chaleur extrême. Le nombre de personnes exposées aux vagues de chaleur a augmenté de quelque 125 millions entre 2000 et 2016.

Une étude de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que le quart des pertes et préjudices causés par les tempêtes, les inondations et les sécheresses frappent l'agriculture, l'élevage, la pêche, l'aquaculture et la foresterie des pays en développement. De quoi, estime la FAO, accroître de 122 millions le nombre de personnes vivant dans des conditions d'extrême pauvreté en 2030.

 



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