Le réchauffement assèche la forêt amazonienne

Le 10 avril 2012 par Stéphanie Senet
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Des incendies majeurs ont frappé la forêt amazonienne en 2005 et en 2010
Des incendies majeurs ont frappé la forêt amazonienne en 2005 et en 2010

Le réchauffement de l’océan Atlantique assèche le forêt amazonienne, indique une étude américaine que rapporte le Daily Climate.

Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que la forêt était trop humide pour brûler mais plusieurs incendies, en particulier ceux de 2005 (dans l’Etat d’Acre au Brésil) et de 2010 (dans le département de Pando en Bolivie et dans les Etats brésiliens d’Acre et du Mato Grosso) leur ont fait revoir leurs conclusions.

En effet, la sécheresse, qui a frappé l’Amazonie en 2010, a détruit 5,3 millions de kilomètres carrés de massifs forestiers, soit 50% de plus qu’en 2005, selon une étude publiée en février 2011 dans la revue Science (voir JDLE).

Les incendies de 2005 ont ajouté 1,6 gigatonne de carbone dans l’atmosphère et les sols, et ceux de 2010 environ 2,2 gigatonnes, selon l’étude réalisée par Simon Lewis, de l’université britannique de Leeds.

En comparaison, les forêts amazoniennes stockent en moyenne 0,4 gigatonne de carbone par an. «Deux mauvaises saisons, comme celles de 2005 et de 2010, font donc perdre une décennie de stockage», analyse Simon Lewis.

Longtemps, la sécheresse amazonienne a été associée aux épisodes El Nino. Mais aucun événement climatique de ce type n’a été enregistré dans les deux années les plus sèches, c’est-à-dire 2005 et 2010.

Les chercheurs ont trouvé une autre explication: quand la température de l’eau de la partie tropicale de l’océan Atlantique, au large des côtes nord du Brésil, se réchauffe, les vents humides se déplacent vers le nord, observe Katia Fernandes de l’Institut international de recherche sur le climat de l’université de Columbia. Dès lors, de fortes pluies s’abattent sur le nord de l’Amazonie tandis que le Sud-ouest est frappé par la sécheresse. Lors des dernières décennies, la chercheure a constaté ces hausses de température environ trois mois avant le début de chaque épisode de sécheresse. Ce qui pourrait permettre aux gouvernements de prendre des mesures temporaires de prévention contre les incendies de forêt.

 

 



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