Le réchauffement actuel pourrait dépasser celui de l’Holocène

Le 08 mars 2013 par Stéphanie Senet
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Le réchauffement actuel va sans doute dépasser le record de températures de l'Holocène
Le réchauffement actuel va sans doute dépasser le record de températures de l'Holocène

Quatre paléoclimatologues américains ont publié, ce 8 mars dans la revue Science, une étude montrant que le réchauffement climatique actuel n’a pas d’équivalent depuis 5.000 ans. Jusqu’à présent, les scientifiques n’étaient pas remontés au-delà de 1.500 ans.

Ces chercheurs, dont Shaun Marcott, spécialiste de la terre à l’université d’Oregon, ont compilé les données sur une période remontant jusqu’à 11.300 ans, en se basant sur des organismes marins microscopiques sensibles à la température.

Ils estiment que, même dans l’hypothèse des scénarios les plus favorables, la planète va connaître un réchauffement au moins aussi fort que les plus importants épisodes de réchauffement enregistrés pendant l’ère géologique moderne, l’Holocène, qui a débuté il y a environ 12.000 ans.

L’étude montre que le climat s’est stabilisé à des températures relativement chaudes il y a 10.000 ans, et que ce plateau s’est maintenu pendant environ 5.000 ans (à des températures comparables à celles d’aujourd’hui). Ensuite, les chercheurs ont identifié une longue et lente tendance au refroidissement, qui a duré jusqu’à il y a 200 ans.

«Le réchauffement actuel, qui nous ramène au niveau des températures observées il y a 5.000 ans, se produit à une vitesse extrêmement rapide sur l’échelle des temps géologique. Si cette tendance se poursuit, les températures du début de l’Holocène seront dépassées avant la fin du siècle», a expliqué Michael E. Mann, chercheur à l’université de Pennsylvanie.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, une autre étude, publiée ce 8 mars dans la revue Geophysical Research Letters, montre que 20% des glaciers du Canada pourraient disparaître d’ici la fin du siècle sous l’effet du réchauffement climatique, contribuant ainsi à une montée de 3,5 centimètres du niveau des océans.

Même dans le cas d’une hausse modérée des températures, Jan Lenaerts, un météorologue de l’université néerlandaise d’Utrecht estime que les chances d’inverser le phénomène de la fonte sont très faibles. Selon lui, une perte de 20% des glaciers canadiens équivaut à une hausse du thermomètre de 3 degrés Celsius d’ici la fin du siècle. «Mais autour des glaciers, la hausse serait en fait de 8 degrés, car la neige réfléchira moins le rayonnement solaire», a précisé le professeur Lenaerts.

 



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