Le RASFF s’est encore allégé en 2013

Le 19 mars 2014 par Romain Loury
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La Suisse est un membre du RASFF.
La Suisse est un membre du RASFF.
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Le nombre de notifications originales au système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) a diminué de 8,8% entre 2012 et 2013, selon un bilan préliminaire publié lundi 17 mars par la Commission européenne.

Que l’on y voie le signe d’un meilleur fonctionnement ou celui d’une moindre vigilance, cette baisse, la deuxième consécutive, confirme une tendance observée en 2012 (voir le JDLE). De nouveau, elle semble d’abord le fait d’un moindre rejet aux frontières de l’UE, en baisse de 15,9%. A l’inverse, le nombre d’alertes est de nouveau à la hausse, de 11,2%, alors qu’il avait baissé en 2012.

Autre tendance similaire à l’an dernier, le nombre de notifications de suivi -celles émanant d’Etats membres en réponse à la notification originale du pays ayant identifié le problème- ont certes baissé (-2,3%), mais dans une moindre mesure que les notifications originales.

Selon la Commission européenne, «cela démontre que les membres du réseau concentrent progressivement leurs efforts sur les cas sérieux, ceux où le risque lié à un produit sur le marché nécessite une action rapide, ce qui accroît l’efficacité du réseau».

La Chine en recul, mais toujours en tête

Comme lors des années précédentes, la Chine, objet de 433 notifications, arrive en tête des pays les plus souvent pointés par le RASFF. Mais comme l’Inde et la Turquie (deuxième et troisième positions), le nombre de notifications la visant a chuté entre 2012 et 2013. A la différence des pays qui les suivent, à savoir le Brésil, l’Espagne, la Pologne et… la France, qui a fait l’objet de 120 notifications en 2013 contre 90 en 2012.

Lancé en 1979, le RASFF regroupe l’ensemble des 28 pays de l’UE, ainsi que le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande. Depuis 2009, la Suisse y figure en tant que «membre partiel», sur le seul volet des denrées d’origine animale.



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