Le quota de CO2 est au plus bas

Le 08 janvier 2007 par Enerpresse
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Deux ans après le lancement de son marché européen (ETS), le quota de CO2 déprime. Vendredi 5 janvier, le cours moyen européen Enerpresse C2O2 atteignait péniblement les 4,81 euros (et 4,88 euros sur Point carbon), soit moins cher qu’en janvier 2005.

Les raisons de cette sévère déprime ne sont pas mystérieuses: les allocations de permis ont été beaucoup trop généreuses dans les premiers Plans nationaux d'affectation des quotas (Pnaq). Connue de tous les experts, cette réalité a éclaté au grand jour, le 26 avril 2006.

Résultat: un effondrement des prix digne d'un jeudi noir. Sur Powernext carbon, la valeur du quota est ainsi divisée par trois entre le 24 avril et le 3 mai. Depuis, malgré quelques pics, la tendance se maintient à la baisse. Et devrait le rester durant quelques mois.

«Les énergéticiens s'étaient couverts pour un hiver moyen, or il est particulièrement doux. Ils ont donc des surplus qu'ils revendent», souligne-t-on chez GDF. Une situation que l'on retrouve dans les autres secteurs oeuvrant dans l'ETS. «Sauf conditions économiques explosives, cette année, et situation hydroélectrique très défavorable en Espagne, le marché du crédit carbone est long pour la période 2006-2008. Si bien que sa valeur devrait tomber à zéro au 31 décembre 2007», estime un analyste d'une grande banque française interrogé par Enerpresse.

Cela étant, tout n'est pas (encore) complètement pourri au royaume du CO2. Le cours du crédit pour la seconde période d'engagement tourne toujours entre 15 et 20 euros (16 euros, ce vendredi). Et plus important, il n'est plus corrélé au marché spot, depuis l'automne dernier. Cette déconnexion semble imputable, rappelaient Ariane de Dominicis et Alexia Lesueur dans la dernière livraison de Tendances Carbone, à trois facteurs: le retoquage par Bruxelles des 10 premiers projets de Pnaq, jugés trop généreux; la quasi impossibilité de pratiquer le banking d'une période à l'autre; la limitation de l'utilisation des crédits issus des «flex-mex». Trois indices d'une possible raréfaction des quotas pour la seconde période.

Reste à savoir, au moment où s'achève l'élaboration des Pnaq 2, si les gouvernements européens préféreront céder aux sirènes des lobbyistes de secteurs carbo-émetteurs ou voir réussir le marché du carbone.




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