Le Québec développe la surveillance des TMS au travail

Le 25 octobre 2006 par Agnès Ginestet
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Les 10e journées annuelles de santé publique au Québec se déroulent à Montréal jusqu’au 27 octobre. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) liés au travail font partie des thèmes abordés.

Mal au dos, mal au cou, mal aux jambes: ces différents symptômes peuvent être des conséquences de l'activité professionnelle. Depuis 2001, le groupe scientifique des TMS (GS-TMS) appartenant à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) mène des recherches et participe à la surveillance épidémiologique dans ce domaine. Il soutient aussi les intervenants du réseau de santé publique afin d'améliorer la prévention et de réduire la prévalence des TMS liés au travail.

Ces troubles constituent actuellement les pathologies professionnelles les plus répandues dans les pays industrialisés. Ils affectent principalement des tissus mous (muscles, tendons et nerfs). Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS), les TMS sont la cause principale d'incapacité de la population active au Québec. Une forte répétitivité des gestes, le manque de pause et le stress font partie des facteurs de risque d'apparition.

En 1998, près de 11.700 personnes ont répondu à un questionnaire sur les symptômes de TMS dans le cadre d'une enquête sociale et de santé. 24% des femmes et 26% des hommes ont déclaré avoir ressenti «souvent ou tout le temps» des douleurs dans le bas du dos au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. 30% des travailleurs exerçant une profession manuelle ont mentionné ce type de problème, contre 21% de travailleurs non-manuels. La prévalence la plus élevée se rencontre chez les jeunes travailleurs de moins de 25 ans.

Dans le programme national de santé publique 2003-2012 (PNSP) du Québec, l'un des objectifs de santé en milieu de travail est de «diminuer la prévalence, la durée et la gravité des incapacités liées aux lésions musculo-squelettiques».

Des projets sont en cours d'exécution dans le but de mieux cerner les TMS, telle que l'analyse des données des lésions professionnelles de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) entre 1995 et 2002. Un rapport contenant les portraits des différents TMS sera publié avant la fin de l'année par l'INSPQ.

Une enquête sur les conditions de travail et les problèmes de santé et sécurité qui leur sont liés devrait être menée auprès de 5.000 travailleurs québécois en 2008. Le ministère chargé de la santé souhaite également introduire, à partir de 2009, un module sur la santé au travail dans l'enquête récurrente sur la santé dans les collectivités canadiennes. Le GS-TMS prévoit d'y intégrer des questions sur les TMS et les conditions de travail, afin d'obtenir plus de précisions sur les groupes à risque, les facteurs d'exposition, l'impact des TMS sur la qualité de vie et l'incapacité au travail.

Enfin, le GS-TMS a mis au point un outil de surveillance active des TMS en milieu du travail dont les responsables de la santé pourront se servir pour élaborer des programmes de prévention et réaliser des projets de surveillance dans des secteurs ciblés. Il permet de comparer la prévalence des symptômes de TMS dans un groupe de travailleurs donné et dans la population générale de travailleurs québécois.




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