Le protocole de Kyoto produit ses premiers effets économiques

Le 12 avril 2005 par Enerpresse
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S’il existe un secteur industriel qui a longtemps milité en faveur de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, c’est bien celui des énergies renouvelables (ENR). Et d’une certaine façon, le protocole le lui rend bien.

Selon le Global Energy Innovation Index, le cours des actions des entreprises spécialisées dans les ENR a fortement progressé depuis que le protocole a force de loi. Du moins dans les pays ayant ratifié l'accord de 1997. L'indice boursier mis au point par le consultant britannique New Energy indique ainsi que, depuis le début de l'année, les actions des vingt compagnies (sur cinquante suivies) installées dans les pays bons élèves de la lutte contre le changement climatique ont progressé, en moyenne, de 21,9%.

A contrario, leurs trente concurrents américains et australiens ont décroché, toujours en moyenne, de 13,3%. A Francfort, les actions de Repower Systems, SolarWorld, Solon et de Sunways ont été boostées de 52,7% ces dernières semaines. A la bourse de Copenhague, Vestas et Greentech Energy Systems ont progressé de 19,5%. Bien mieux qu'Azure Dynamics, Boralex, Biofuels Corporation, Canadian Hydro Developers, Stuart Energy Systems, Xantrex Technologies qui n'ont gagné que 7,3% sur la place de Toronto. Des performances qui font envie.

Sectoriellement, ce sont les cinq sociétés spécialisées dans l'utilisation énergétique de la biomasse qui s'en tirent avec les honneurs (+ 34,9%), suivies des fabricants de matériels solaires (+ 33%). En revanche, les constructeurs de piles à combustible (comme le canadien Ballard qui est côté au Nasdaq ou l'américain Plug Power) chutent de 13,6%. Presque autant que les experts de l'efficacité énergétique (- 16,7%). Cela étant, l'industrie américaine des renouvelables pourrait retrouver des couleurs dans les mois et les années à venir. Car, selon Global Energy Decisions -un consultant du Colorado- l'obligation faite aux distributeurs d'énergie d'une vingtaine d'Etats de se doter d'un portefeuille en énergies vertes devrait entraîner, d'ici à 2020, des investissements dont le montant pourrait dépasser les 50 milliards de dollars (38,6 milliards d'euros). De quoi mettre en service quelque 52.000 mégawatts (MW) de capacités nouvelles, dont 40.000 MW éoliens. Le Nasdaq prendrait alors sa revanche.




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