Le protocole de Kyoto est bien mort

Le 07 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cette fois, ce n’est plus seulement le JDLE qui le dit! Lundi 6 juin, en ouverture de la conférence climatique de Bonn, plusieurs responsables de la négociation ont émis des doutes sur la viabilité du texte signé en 1997, dont la première période d’engagement s’achève le 31 décembre 2012.
 
«Même s’il y avait un accord sur un projet de texte requérant une modification du protocole de Kyoto, son entrée en vigueur ne pourrait se faire qu’à l’issue de la ratification par les trois quarts au moins des parties. Ce qui ne nous paraît pas possible entre Durban et la fin 2012», a indiqué Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la convention des Nations unies sur les changements climatiques.
 
«Disons que 2014 ou 2015 sont des estimations plus réalistes», a renchéri Artur Runge-Metzger, le négociateur européen en chef.
 
Hélas, ces propos paraissent encore bien optimistes. Car le fondement même du protocole de Kyoto est de contraindre une quarantaine de pays —les plus développés en 1997— à globalement réduire de 5% leurs émissions de GES entre 1990 et 2012. Or, depuis la fin des années 1990, le contexte a radicalement changé.
 
Ce sont désormais les grands pays émergés qui accroissent le plus les concentrations atmosphériques de GES. La Chine est désormais le premier émetteur mondial, devant les Etats-Unis, l’Inde et la Russie. Derrière, ce sont l’Indonésie, le Brésil ou le Mexique qui relâchent chaque année un peu plus de GES.
 
En outre, depuis les conférences de Copenhague et de Cancun, la logique onusienne a évolué. On ne cherche plus à contraindre quelques dizaines d’Etats à abattre leurs rejets. On suggère plutôt à la communauté internationale de s’engager, sans contrainte.
 
Dans ce cadre, plus d’une soixantaine de nations, développées, émergées et en développement, ont pris des engagements de réduction d’émission ou d’intensité carbone (Inde et Chine, notamment). Ce qui est loin d’être négligeable!

Mais cela reste très insuffisant pour stabiliser la montée de la température moyenne globale à un niveau non dangereux, comme le montre cette analyse de l’accord de Copenhague, réalisée par l’Institut de recherche sur le climat de Postdam. 



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