Le protocole de Kyoto brasserait un peu trop d’air

Le 23 juin 2006 par Laure Pollez
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Selon deux études relatées par le magazine britannique New scientist, le protocole de Kyoto s'appuie sur des données tronquées. Peter Bergamaschi, du Centre commun de recherche de la Commission européenne, et Euan Nisbet, membre du réseau Global atmosphere watch, rattaché à l'Organisation mondiale de la météorologie des Nations unies, présentent des chiffres inquiétants. Avec des méthodes de calcul différentes de celles appliquées officiellement, ils ont recalculé les émissions des pays signataires. Pour Peter Bergamaschi, les émissions réelles de méthane de la Grande-Bretagne seraient supérieures de 92% aux émissions déclarées. Pour la France, le différentiel serait de 47%. Euan Nisbet estime quant à lui que les émissions de la fin des années 1990 à Londres étaient 40 à 80% plus élevées que celles déclarées à l'époque.

Selon Euan Nisbet, ces approximations pouvaient s'expliquer par des difficultés de mesures. Mais, aujourd'hui, «étant donné qu'il y a de l'argent en jeu, avec les règles du protocole de Kyoto et le marché du carbone, il peut s'agir de fraude. Il y a une incitation à sous-déclarer les émissions.» Avec d'autres scientifiques, il appelle à créer un système mondial de vérification des émissions par prélèvements directs.




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