Le projet de traité sur la haute mer progresse

Le 10 avril 2019 par Stéphanie Senet
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Rena Lee (à gauche) préside la conférence intergouvernementale
Rena Lee (à gauche) préside la conférence intergouvernementale

 

Le deuxième round des négociations onusiennes autour d’un traité protégeant la biodiversité de la haute mer s’est conclu le 5 avril à New-York. Une conférence des parties pourrait voir le jour.

 

L’élan en faveur d’un traité conclu en 2020 reste d’actualité, assure la coalition d’ONG High Seas Alliance[1]. Pour mémoire, l’objectif est d’aboutir à un accord international sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine en haute mer.

Située au-delà des zones relevant des juridictions nationales, celle-ci représente 43% de la surface du globe, abrite de nombreuses espèces en voie de disparition, stocke du CO2, produit plus de la moitié de l’oxygène de la planète et offre des protéines. Mais elle est soumise à des pressions anthropiques croissantes, comme la surpêche, les pollutions, le changement climatique et l’extraction de ressources minières, de pétrole et de gaz. D’où l’idée de la doter d’une protection juridique aujourd’hui inexistante.

Mobilisation autour des aires marines protégées

Au menu de cette deuxième session de travail, «les Etats ont précisé leurs engagements en débattant d’un document soumis par la présidente de la conférence, l’ambassadrice de Singapour Rena Lee», explique Peggy Kalas, coordinatrice d’High Seas Alliance. Objectif: «trouver des zones de convergence entre les différentes options», en matière de protection de la biodiversité, d’évaluation des impacts sur l’environnement, de statut des ressources génétiques marines et de renforcement des capacités et de transfert des technologies marines.

A noter que l’Union européenne plaide pour la création d’aires marines protégées dans des zones ne relevant d’aucune juridiction. Pour l’ONG Greenpeace, il est d’ailleurs possible de protéger plus d’un tiers des océans d’ici 2030, selon un scénario précis publié le 4 avril. En comparaison, la convention sur la diversité biologique vise 10% de protection en 2020.

Conférence des parties en vue

A ce stade des négociations, un premier consensus semble se dessiner autour de la création d’une conférence des parties pour assurer le suivi de ce potentiel nouveau traité.

Ces négociations ont démarré en septembre dernier, suite au feu vert donné par l’Assemblée générale de l’ONU le 24 décembre 2017. La prochaine session se tiendra du 19 au 30 août. La présidente Rena Lee a promis qu’un premier projet de texte serait communiqué aux Etats au plus tard le 25 juillet.

 



[1] qui regroupe 35 associations de protection de la nature



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