Le projet de centrale hydrolienne sur le Rhône prend l'eau

Le 08 juillet 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Trop de contraintes a jugé la CNR.
Trop de contraintes a jugé la CNR.
HydroQuest

HydroQuest, CMN et CNR abandonnent leur projet de ferme hydrolienne dans les gorges du Rhône, à l’aval du barrage de Génissiat (Ain).

 

C’est le plus ambitieux projet de nouvelle énergie hydraulique français. Il ne verra pas le jour. Le constructeur grenoblois HydroQuest, les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) projetaient de construire un parc de 30 hydroliennes, pour une puissance totale installée de 2 MW.

2 km de linéaire rhodanien

Cette installation unique au monde aurait dû être immergée entre les aménagements CNR de Génissiat et de Seyssel, sur un linéaire d’environ deux kilomètres. Une autre façon d’exploiter l’énergie motrice d’un fleuve, plus douce qu’un barrage ou qu’une centrale au fil de l’eau. Des essais de cette technologie, également applicable aux estuaires, ont déjà eu lieu à Orléans, Bordeaux et à Lyon.

trop de contraintes

Après deux ans d’études et de modélisations, les trois partenaires ont décidé de jeter l’éponge. «Les contraintes de sites induisent un productible insuffisant et des pertes d’exploitation trop importantes à l’usine hydroélectrique de Génissiat», indiquent-ils dans un communiqué commun publié ce lundi 8 juillet.

 

Ils se félicitent toutefois d’avoir participé à la mise au point d’une nouvelle génération de machines fluviales qui pourront toujours intéresser des clients à l’exportation.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus