Le programme climatique du G8 est avancé

Le 25 janvier 2005 par Enerpresse
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Depuis des semaines, Tony Blair ne cesse de le répéter. Le prochain sommet du G8, que l’Ecosse accueillera du 6 au 8 juillet prochain, sera en partie consacré au changement climatique.

Mais pour que les huit princes qui nous gouvernent sachent de quoi il retourne, il leur fallait un résumé des épisodes précédents. Le dernier rapport du groupe international d'experts sur le climat (Giec) datant, tout de même de 2001, les organisateurs du sommet de Perthshire ont jugé préférable de rafraîchir la mémoire des chefs de gouvernement les plus puissants de la planète avec des données plus fraîches. Hier à midi, l'"international climate change taskforce" a donc publié ses recommandations climatiques. Coprésidé par deux parlementaires britannique et américain, ce groupe de travail n'a pas forcé son talent. Sans les annexes, le rapport ne pèse pas plus de 15 pages. C'est dire la capacité d'ingestion de nos leaders. Le constat dressé par l'aréopage international est accablant. «Le changement climatique est l'un des plus graves problèmes auquel l'Humanité devra faire face au XXIe siècle.» «Le coût d'une non action sera extrêmement élevé.» «A contrario, le coût de mise en oeuvre d'actions efficace est à notre portée.»

Et ces actions quelles sont-elles? D'abord, les 15 conseillers estiment que la hausse globale des températures ne doit pas excéder de 2°C le niveau enregistré au début de l'ère industrielle. Pour atteindre ce but, le document fait une dizaine de recommandations: autoriser tous les pays à participer à la définition des objectifs de l'après Kyoto (en clair, les Etats-Unis) ; qu'au moins 25% de l'énergie consommée par les pays du G8 soient d'origine renouvelable en 2025 ; que les pays riches investissent d'avantage dans la recherche et le développement (R&D) dans les projets «low carbon» et d'efficacité énergétique ; les pays les plus industrialisés devront former un G8 climatique pour développer les accords de coopération énergétiques. Ces mêmes nations devront préférentiellement subventionner la production de biocarburants à celles des cultures vivrières. Les pays riches devront mettre en place un marché mondial des quotas d'émissions de CO2 et libéraliser le commerce des technologies utilisant les énergies renouvelables (ENR). Ces pays devront aussi aider les plus pauvres à se protéger des effets du changement climatique. Enfin, l'opinion publique mondiale devra être mieux informée qu'elle ne l'est aujourd'hui.




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