Le président du Parc Naturel Régional de Corse abattu à Ajaccio

Le 25 avril 2013 par Marine Jobert
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Jean-Luc Chiappini présidait le Parc Naturel Régional de Corse depuis 1999.
Jean-Luc Chiappini présidait le Parc Naturel Régional de Corse depuis 1999.
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Depuis 1999, il présidait le Parc Naturel Régional (PNR) de Corse. Jean-Luc Chiappini a été abattu ce jeudi à Ajaccio, alors qu’il sortait du parking de l’aéroport d’Ajaccio, où il venait d’atterrir en provenance de Paris, selon les informations du Parisien. Maire de la commune de Letia (Corse-du-Sud) depuis 1977, il était également président de la communauté de communes des Deux-Sorru. Le PNT dont il assurait la présidence avait été créé en 1970. D’une superficie de 350 000 hectares, il englobe 145 communes et la célèbre randonnée du GR20. Jean-Luc Chiappini était en charge d'un budget de fonctionnement de 7 millions d'euros et d’un effectif de 110 agents.

 

Il y a un mois, dans une émission de télévision, il assurait endosser toute la responsabilité du rapport de la Cour régionale des comptes (CRC), qui venait de rendre un rapport plutôt défavorable. «Ce rapport, c'est le mien, j'ai toujours assumé mes responsabilités dans la vie. En plus, je ne le trouve pas si mauvais que cela.» La CRC pointait alors des instances de gestion assoupies, avec un comité scientifique «qui ne se réunit que trop rarement et n’est pas vraiment associé aux programmes scientifiques du syndicat.» La situation financière du syndicat – avec un budget de fonctionnement de près de 7 M€, dont 90% issus de subventions- «ne présente pas de difficulté particulière». La CCR notait des frais de déplacement élevés. «Les véhicules de service sont utilisés pour relier les résidences familiales aux lieux de travail souvent éloignés. Les frais de représentation sont eux-mêmes élevés. Ainsi, les repas d’élus sont quasi quotidiens», écrivait la CCR. Tout en prenant note des améliorations constatées dans la gestion des ressources humaines (absentéisme, formation professionnelle, évaluation individuelle), la CRR notait que «la commande publique nécessite d’être davantage formalisée afin de sécuriser les procédures». En effet, «de nombreuses études sont financées par le syndicat pour des montants importants. Les rapports rédigés par les prestataires sont souvent décevants quant à leur contenu et restent généralement sans suite».

 

La charte du PNR a longtemps tardé et venait d’être rendue publique par Jean-Luc Chiappini, après des années de retard. «Ainsi, l’avant-projet de charte n’est toujours pas disponible cinq ans après le lancement de la procédure, alors que les délais indicatifs pour aboutir à ce document ne s’élèvent qu’à un an.» Une situation qui avait engagé des dépenses importantes, puisque «les frais partiels engagés par le syndicat (hors temps passé par les fonctionnaires du syndicat et frais divers liés notamment aux déplacements) sont évalués à plus de 864.000 €.» Chiffre contesté par Jean-Luc Chiappini, qui les chiffrait à 500.000€.

 

Lors d’une assemblée générale début mars, il déclarait: «au Parc, nous n’avons peur de personne, parce que nos agents sont sur le terrain et nous savons ce qu’ils valent. Ceux qui attendent que l’on se casse la figure vont devoir attendre encore ».

 



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