Le poisson se fait rare outre-Manche

Le 05 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En 2009, la Commission européenne estimait, sur la base d’études datant d’une trentaine d’années, que 88 % des stocks de poissons étaient surexploités. Trois chercheurs de l’université de York ont voulu évaluer l’impact à très long terme de la pêche. En compilant les données des livres de bord des bateaux de pêche et celles des criées depuis 1889, Ruth Thurstan, Simon Brockington et Callum Roberts arrivent à une dramatique conclusion. Dans une étude mise en ligne mardi 4 mai par l’un des sites de Nature, les océanographes estiment que 118 années de pêche industrielle ont réduit de 94 % la productivité biologique des eaux britanniques. En clair, les pêcheurs anglais et gallois ramenaient, en 1910, avec leurs bateaux à voile, 14 fois plus de poissons commercialisables que les chalutiers suréquipés d’aujourd’hui. Dit autrement, cela signifie que les pêcheurs actuels doivent rester en mer 14 fois plus longtemps que leurs aïeux pour ramener à terre le même tonnage de poissons. Le pic de la pêche ne date pas d’hier. C’est à partir de 1938, estiment les trois scientifiques, que le volume des prises a commencé à décliner irrémédiablement. Tout aussi inquiétant, selon l’étude, les quotas mis en place par la politique européenne de la pêche se sont révélés totalement inefficaces pour enrayer le déclin des populations de poissons.

http://www.nature.com/ncomms/journal/v1/n2/full/ncomms1013.html#/



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