Le poids de l’énergie reste prépondérant dans le déficit commercial français

Le 07 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nicole Bricq souligne que le déficit commercial a baissé de 9% en un an.
Nicole Bricq souligne que le déficit commercial a baissé de 9% en un an.
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Tâche difficile pour la titulaire du portefeuille de se satisfaire des mauvais chiffres du commerce extérieur français. C’est pourtant ce à quoi s’est attelée Nicole Bricq lors de la présentation, ce vendredi 7 février, des résultats de notre balance commerciale.

Sans surprise, le déséquilibre de nos échanges avec le reste du monde reste important. L’an passé, le déficit commercial s’est établi à 61,2 milliards d’euros. Certes, c’est là presque un bon chiffre puisqu’il est inférieur de 9% à celui enregistré en 2012. «Cette résorption confirme et amplifie le mouvement engagé en 2012, après le déficit record enregistré en 2011 (74,2 Md€)», souligne-t-on à Bercy.

En mettant de côté les échanges portant sur l’énergie et le matériel militaire, le déficit s’établit à 13,5 Md€, un niveau inférieur à celui enregistré en 2007 et 2008 (13,9 Md€ et 13,7 Md€), «premières années de déficit».

Comme chaque année, l’énergie représente une part prépondérante de notre déficit. Le montant de nos importations énergétiques atteint 87,1 Md€, en baisse de 7% en un an. Une évolution positive essentiellement imputable à la moindre rigueur de l’hiver et à la contraction des prix du Brent (de -5,8% en euros). A contrario, nos exportations peinent à dépasser les 21 Md€, en chute de 13% en un an. Le secteur énergétique représente donc 83% du déficit total français.

Pour mémoire, l’excédent commercial allemand s’est établi, l’an passé, à 198,9 Md€. Du jamais vu depuis 1950, estime l’office fédéral des statistiques Destatis.