Le Plan national santé environnement se décline en local

Le 25 septembre 2006 par Laure Pollez
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PRSE
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Dans son ambition de garantir un air et une eau de bonne qualité, prévenir les pathologies d’origine environnementale, notamment les cancers, et mieux informer et protéger le public, le PNSE 2004-2008 ne pouvait faire l’impasse sur la proximité. C’est pour cela que les services déconcentrés de l’Etat sont invités à conduire, dans chaque région, un Plan régional du même type.

Lors du dernier bilan d'étape du PNSE, début juillet (1), le déploiement de ces plans régionaux santé environnement (PRSE) souffrait d'un certain retard: attendus pour le 31 septembre 2005, ils n'étaient bouclés que dans la moitié des cas. L'objectif aujourd'hui est de les mettre en route dans toute la France d'ici la fin de l'année.

En Pays de la Loire, c'est déjà de l'histoire ancienne: le PRSE fêtera son premier anniversaire le 30 septembre prochain. Ce sera l'occasion de faire un bilan, plutôt satisfaisant, à en croire les différents acteurs. Depuis un an, 16 actions, choisies parmi les 45 du PNSE, font l'objet d'une attention toute particulière de la part de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass), la Direction de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) et la Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP). Ces actions vont de la lutte contre la légionellose (réduire l'incidence de 50%) à l'amélioration de la qualité de l'eau (protection des points de captage) en passant par la réduction des émissions toxiques d'origine industrielle. La plupart des priorités sont semblables aux préoccupations nationales. La déclinaison régionale insiste cependant sur les émissions d'oxyde d'azote (les émissions industrielles sont de 100.000 tonnes chaque année dans cette région) et la lutte contre les pesticides: dans cette zone très agricole, le PRSE est l'occasion de faire un point précis sur la situation, notamment sur les pollutions issues de la viticulture et de l'arboriculture.

Comme l'explique Alain Meunier, de la Drass Pays de la Loire, ce PRSE porte sur des questions déjà anciennes, il ne s'agit pas d'une révolution sur le fond. Mais, sur la forme, il permet une action conjointe des services de l'Etat inédite et très efficace. «Ce plan nous permet de structurer une collaboration jusqu'alors assez informelle. Nous pouvons ainsi envisager des actions plus ambitieuses. Elles sont aussi plus lisibles et donc mieux suivies, notamment par les industriels», ajoute Etienne Larsabal, de la Drire. «Ce PRSE est vraiment positif. Il impulse une bonne dynamique, en rapprochant les services sanitaires et environnement qui sont interdépendants sur beaucoup de sujets», confirme Luc Ladrilleux, directeur technique de l'association Air Pays de la Loire, associée aux actions de mesure, notamment.

Seul point d'ombre: malgré un effort certain de communication (les PRSE sont soumis à une obligation de consultation et d'information –un site internet dédié a été construit), cette action reste encore très peu connue en dehors des organes régionaux. Les associations environnementales des différents départements des Pays de la Loire sont, par exemple, restées à l'écart. Une occasion manquée, selon Jacques Daniel, président de l'Union départementale des associations de protection de la nature, de l'environnement et du cadre de vie de Loire-Atlantique (UDPN 44). «Ce plan n'est pas mal fait mais il reste une affaire interne à l'administration», regrette-t-il, craignant que, faute de remontées d'information, certains éléments ne soient pas pris en compte.



(1) voir JDLE du 10 juillet «Le Plan national santé environnement frappe tous azimuts»




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