Le plan ministériel pour limiter la hausse du prix des céréales

Le 13 septembre 2012 par Geneviève De Lacour
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Le prix des céréales flambe...
Le prix des céréales flambe...

Ces derniers mois, la hausse des prix des céréales et des oléagineux a pris des proportions inquiétantes, constate le ministère de l’agriculture. Pour contrer cette tendance, amplifiée par la sécheresse qui a sévi aux Etats-Unis et en Russie, le ministère a publié le 12 septembre un plan d’action visant à lutter contre la volatilité des prix des matières premières.

La France prévoit ainsi la pause dans le développement des agrocarburants de première génération issus notamment des cultures de maïs et de soja, qui concurrencent les usages alimentaires. Plus précisément, le gouvernement prévoit de les plafonner à 7% d’incorporation dans l'essence et le diesel. Une décision qui devrait être mise en place «sans remise en cause des investissements réalisés et des emplois liés à cette filière», précisent les services de Stéphane Le Foll.

Le plan d’action prévoit également de promouvoir une position collective au niveau européen sur la pause du développement des agrocarburants concurrents des usages alimentaires.

Ce qui n’est pas du goût des industriels du secteur. En effet, dans un communiqué publié aujourd’hui 13 septembre, les producteurs français de bioéthanol déclarent : «Ce plafonnement (...) est inapproprié car il va brider le développement prévu au regard des objectifs plus ambitieux précédemment décidés».

Selon la filière française du bioéthanol, qui rassemble plusieurs syndicats agricoles de producteurs de céréales, de betteraves et d'alcool agricole, la faible production de bioéthanol français et européen ne peut impacter ni encourager la volatilité des prix des matières premières agricoles sur le marché international. Cette volatilité est essentiellement due aux aléas climatiques et à la spéculation sur les marchés, affirment-ils.

«La filière du bioéthanol est aussi, simultanément et dans des proportions équivalentes, la source incontournable de protéines alimentaires destinées à l'alimentation animale grâce aux coproduits», rappellent-ils. Elle contribue ainsi à réduire fortement les importations de matières riches en protéines nécessaires à l'alimentation animale, pointent-ils enfin.

A noter que l’Europe propose, quant à elle, que la part de l'énergie issue des agrocarburants dits conventionnels à base de cultures alimentaires, tels que le colza ou les céréales, soit plafonnée à 5% de la consommation finale d'énergie dans les transports d'ici 2020 (voir JDLE).

 



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