Le plan de gestion de la rareté

Le 27 octobre 2005 par Christine Sévillano
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Pour endiguer le problème de la sécheresse, la ministre chargée de l'environnement a présenté un plan de gestion de la rareté de l'eau, qui semble manquer d'ambitions notamment au regard des propositions de l'UFC-Que choisir.

Les préoccupations liées à la sécheresse de cet été ne pouvaient rester sans réponse politique, c'est chose faite: la ministre chargée de l'environnement, Nelly Olin, a présenté le 26 octobre en Conseil des ministres un plan de gestion de la rareté de l'eau, un dispositif plutôt incitatif et déjà critiqué par l'association de consommateurs UFC-Que choisir. Mis en oeuvre par bassin versant sans le cadre des Schémas d'aménagement et de gestion des eaux (Sage), il s'articule en 3 axes: donner la priorité à l'eau potable, assurer une gestion économe de l'eau et un partage entre les différents usages et une meilleure valorisation de l'eau. La ministre a assuré que l'accent serait mis sur 10 bassins versants prioritaires dès 2006.

Pour le premier axe, le plan vise à rendre prioritaire l'alimentation en eau potable dans l'exploitation des retenues et des barrages, mais aussi à lutter contre les fuites des réseaux pour lesquels les agences de l'eau verront leurs missions complétées. En outre, la pose de compteurs d'eau sera rendue obligatoire dans les logements des immeubles collectifs neufs pour responsabiliser les usagers, une charte nationale de bonnes pratiques sera signée par les gestionnaires de terrains de golf et les préfets, à l'initiative des collectivités, pourront instaurer des zones de sauvegarde quantitatives pour préserver les volumes nécessaires pour l'alimentation de la population.

Des programmes d'actions seront menés avec les irrigants et les industriels fortement consommateurs d'eau. Un programme de recherche devrait d'ailleurs permettre une diminution de la consommation d'eau dans le refroidissement des centrales électriques et une baisse de l'impact des rejets. A noter les volumes d'eau destinés à l'irrigation pourront être réduits en cas de déficit important, ce qui sera compensé par un accompagnement financier. Enfin la ministre mise sur la récupération et l'utilisation des eaux pluviales pour certains usages, des projets pourront être en effet soutenus par les agences de l'eau. L'UFC dénonce un plan qui «se contente d'énumérer des mesures de faible portée» et un manque d'incitations économiques pour obtenir une véritable baisse de l'irrigation.

L'association demande que soient inscrites 2 mesures dans le projet de loi, qui devrait être voté en février 2006: la mise en place «d'un plan d'aides agro-environnementales» afin d'inciter les agriculteurs à reconvertir leurs cultures et ainsi à diminuer leur consommation d'eau et l'instauration «d'une écotaxe anti-sécheresse». Cette taxe, égale au triple de la redevance payée par les irrigants aux agences de l'eau, permettrait de financer le plan d'aides agro-environnementales. Le débat est donc loin d'être clos.




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