Le placenta contaminé par la pollution de l’air

Le 17 septembre 2018 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Un foetus pas à l'abri
Un foetus pas à l'abri

Avant même de respirer l’air, les fœtus sont affectés par sa pollution, qui engendre faible poids de naissance et prématurité. Pour la première fois, une étude britannique, présentée lors du congrès annuel de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), montre l’accumulation de particules de carbone dans le placenta.

«Nous souhaitions savoir si ces effets sur les effets de la pollution de l’air sur le nouveau-né pouvaient être dus à des particules  se déplaçant des poumons de la mère jusqu’au placenta. A ce jour, nous avons très peu d’éléments montrant leur passage du poumon vers le sang», explique Lisa Miyashita, chercheuse au Queen Mary Hospital de Londres.

Avec ses collègues, la chercheuse montre que c’est bien le cas. Présentée lors du congrès de l’ERS, qui a débuté samedi 15 septembre à Paris, son étude a porté sur cinq femmes londoniennes ayant accouché par césarienne, dont le placenta a été analysé au microscope électronique.

Les macrophages gorgés de particules

Les résultats montrent pour la première fois l’accumulation de particules de carbone dans les macrophages, cellules immunitaires chargées de protéger l’organisme (et donc le placenta) contre les corps étrangers. Lors d’une précédente étude, les chercheurs avaient déjà trouvé le même type de particules dans des macrophages prélevés dans les voies respiratoires.

«Nous ignorons si les particules que nous avons découvertes pourraient ensuite migrer vers le fœtus, mais notre étude suggère qu’un tel déplacement est possible. Il n’est toutefois pas besoin qu’elles migrent dans le corps du bébé pour y engendrer des effets délétères: si elles ont un effet sur le placenta, elles auront un effet direct sur le fœtus», explique la chercheuse.

En 2016, une étude avait montré la présence de particules de magnétite, similaires à celles émises par la combustion du diesel, dans le cerveau de personnes décédées. Ces particules, qui pourraient favoriser la maladie d’Alzheimer, se rendraient dans le cerveau via le nerf olfactif, qui relie le nez au cerveau.



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus