Le perchlorate est aussi une substance naturelle

Le 10 février 2005 par Claire Avignon
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L'ion perchlorate (ClO4-) continue à faire parler de lui aux Etats-Unis. Alors qu'il semblait acquis que la substance provenait presque exclusivement de l'industrie de l'aérospatiale et des explosifs, des chercheurs de l'université technique du Texas ont montré, dans la revue américaine Environmental science and technology, qu'elle pourrait être générée dans la troposphère, c'est-à-dire la plus basse couche de l'atmosphère. Il y aurait donc un flux naturel de perchlorate.

Depuis quelques années, le perchlorate est un sujet d'inquiétude aux Etats-Unis, car l'ion peut entraîner un dysfonctionnement de la glande thyroïdienne et un retard du développement chez les enfants. Des analyses menées par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et la Food and drug administration (FDA) ont montré la présence de cette substance dans de nombreux légumes et dans le lait. Même si les doses apparaissent faibles – de l'ordre de 10 parties par milliard (ppb) dans le cas de la salade – les scientifiques ne savent pas encore à partir de quel seuil les risques pour la santé existent.

Une bataille a lieu entre l'EPA et le département américain de la Défense qui soutient l'industrie aéronautique. La National academy of sciences y a d'ailleurs pris part le 10 janvier dernier en publiant un rapport sur "Les effets sur la santé de l'ingestion de perchlorate". Selon cette institution, une ingestion quotidienne de 0,0007 milligramme par kilogramme de masse corporelle n'affecte en aucun cas la santé des populations les plus sensibles. La concentration est plus de 20 fois supérieure à celle proposée par l'EPA (0,00003 mg/kg).




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