Le patron du GIEC blanchi

Le 27 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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De quoi le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) n’a-t-il pas été accusé : de porter des costumes trop chers, de profiter de ses fonctions (il dirige aussi l’institut indien de l’énergie et des ressources, le Teri) pour se faire grassement rétribuer conférences et études. La charge la plus sévère avait été portée par le Daily Telegraph qui, dans son édition du 20 décembre dernier, laissait entendre que le prix Nobel de la paix était corrompu par les entreprises et les banques liées au commerce des quotas et des crédits carbone.

 

Le soufflé du dénigrement est retombé. Vendredi 27 août, le quotidien britannique a présenté publiquement ses excuses à Rajendra Pachaury. A dire vrai, le journal conservateur n’avait pas le choix. A la demande du Teri, KPMG a réalisé un audit des comptabilités du scientifique indien et du Teri. Dans son rapport, l’auditeur souligne n’avoir pas trouvé la moindre preuve de corruption, ni de détournement. KPMG précise que tous les salaires et émolument des 11 fonctions extérieures au Teri et au Giec occupées par Rajendra Pachaury (soit 296.754 euros entre le 1 er avril 2008 et le 31 décembre 2009) ont été versés au Teri et non au scientifique. Un point que le climatologue avait pourtant souligné dans un communiqué de presse publié en réponse à l’article du Telegraph. Sans succès.

 

Cette affaire suit de quelques semaines le blanchiment par les parlementaires britanniques et un panel de scientifiques des accusations portées par les climato-sceptiques contre l’unité de recherche climatique [CRU, selon l’acronyme anglais] de l’université britannique d’East Anglia et son patron, Phil Jones. Ecœuré, ce dernier a d’ailleurs démissionné, paralysant l’activité du CRU pendant plusieurs mois.

 

Mais les climatologues ne sont pas totalement sortis du prétoire. C’est, en principe, le 1 er septembre que l’InterAcademy Council doit rendre son rapport à l’ONU sur le fonctionnement du Giec. Ensuite, les scientifiques du climat pourront de nouveau retourner dans leurs labos pour s’occuper de science.



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