Le Parlement européen vote la directive sur les carburants alternatifs

Le 18 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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10% des bornes de recharge de véhicules électriques devront être publiques.
10% des bornes de recharge de véhicules électriques devront être publiques.
BMW

Plus d’un an après sa présentation par la Commission, le Parlement européen a voté, le 15 avril, le projet de directive sur le développement des carburants de substitution. Ce texte entend contribuer à ce que le parc automobile européen réduise de 60% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, objectif fixé par le livre blanc de 2011 sur la politique des transports.

10 millions de voitures carburent au gaz

Pour ce faire, l’Europe veut développer les carburants de substitution à l’essence ou au gazole: électricité, hydrogène, agrocarburants, gaz naturel (GNC) et gaz de pétrole liquéfié (GPL). D’ores et déjà, 10 millions de voitures européennes carburent aux gaz. La Commission envisage que plusieurs milliers de navires faisant du cabotage puissent consommer du GNL pour réduire leurs émissions de soufre, conformément aux normes OMI qui entreront en vigueur le 1er janvier 2015. L’exécutif communautaire considère comme plausible que 9 millions de voitures électriques sillonnent les routes européennes vers 2020.

Problème: les Etats membres manquent d’infrastructures de distribution et de stockage de ces nouveaux carburants. La directive vise à faciliter leur déploiement. Le texte exige l’établissement de spécifications techniques communes et la mise en place d’infrastructures minimum pour ces carburants de substitution.

10% des bornes de recharges publiques

Il impose aux Etats d’établir des plans d’action nationaux pour le développement commercial de ces carburants et de leurs infrastructures. Les 28 devront notamment installer un nombre minimum de bornes de recharge de véhicules électriques, dont 10% doivent être publiques.

La directive prévoit aussi la mise en place, sur le territoire des Etats membres où il existe déjà des points de ravitaillement en hydrogène, un nombre suffisant de points de ravitaillement pour permettre la circulation de véhicules à hydrogène sur tout le territoire national. Pour le moment, on compte 120 stations-service distribuant de l’hydrogène à quelque 500 voitures.

Les ports devront être équipés de points de ravitaillement en GNL.

Last but not least, les manuels d’utilisation des véhicules devront indiquer quels carburants peuvent être utilisés. Ce qui peut s’avérer utile, si l’on ne veut pas visiter souvent son garagiste préféré.



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