Le Parlement européen rêve d'une PAC "Verte"

Le 09 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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Quel avenir pour la Politique agricole commune (PAC ) après 2013 ? Le sujet est déjà dans toutes les têtes à Bruxelles, mais aussi à Strasbourg. Les eurodéputés viennent en effet d’adopter le 8 juillet une résolution sur ce thème en vue de la présentation de la réforme de la PAC par la Commission à l’automne prochain. Conclusion : l’agriculture est déjà devenue plus verte mais les efforts ne font que commencer.

France Nature environnement (FNE) regrettait dans un communiqué du 21 juin qu’  « en favorisant massivement la production et marginalement la préservation de l’environnement, la PAC a contribué à l’appauvrissement de la biodiversité, à une surconsommation et une pollution des eaux, ainsi qu’à une dégradation du sol et de la qualité de l’air ». Ce que ne nient pas les parlementaires, qui regrettent que le marché ait jusque là négligé de rémunérer comme il se doit les agriculteurs protégeant l’environnement. Pour autant, le Parlement considère que « la PAC a évolué, qu’elle est devenue plus verte, et davantage axée sur le marché ». Pour preuve, les émissions de gaz à effet de serre produites par les activités agricoles auraient diminué de 20% entre 1990 et 2007 dans l’UE.

Il est clair que la sécurité alimentaire demeure le défi central de l’agriculture, selon les députés européens. Le Parlement semble néanmoins vouloir insuffler une véritable dynamique environnementale pour l’après 2013. Il pointe du doigt un certain nombre de points à perfectionner. Parmi lesquels le bilan climatique de l’agriculture, à améliorer en renforçant la formation de la main-d’œuvre agricole, en utilisant mieux les innovations et en accroissant l’efficacité énergétique. La résolution constate malgré tout un  « secteur agricole bien placé pour apporter une précieuse contribution à la lutte contre le changement climatique ».

L’heure est clairement à l’encouragement du côté de l’Hémicycle européen. D’abord à l’attention des « PAC-sceptiques » (notamment le Royaume-Uni) à qui le Parlement rappelle qu’un arrêt de cette politique communautaire et des bonnes pratiques agricoles se traduirait par l’apparition de modes de production non durables. Et de rappeler que les coûts de l’aide sont dérisoires, en comparaison des coûts de l’inaction et de ses effets négatifs.

« Les agriculteurs peuvent contribuer de manière rentable à la biodiversité et à la protection de l’environnement », estiment les députés strasbourgeois. A ce titre, le Parlement confirme le cofinancement actuel (avec les Etats) des mesures de développement rural telles l’agriculture biologique, intégrée, et intensive durable. Ne reste plus qu’à attendre octobre pour voir ce qu’il restera de cette volonté de « croissance verte ».  

 



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