Le parlement européen favorable au stockage du carbone par les arbres

Le 14 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La forêt européenne devra stocker de plus en plus de CO2.
La forêt européenne devra stocker de plus en plus de CO2.
DR

Les eurodéputés ont adopté, mercredi 13 septembre, un projet de règlement sur l’utilisation des terres et de la forêt pour stocker du carbone.

Partie intégrante au paquet sur le climat présenté par la Commission en juillet 2016, ce texte propose d’intégrer les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre (GES) résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie dans le cadre d'action pour le climat et l’énergie à l'horizon 2030.

Affectation des terres

Proche du projet concocté par la Commission, le texte voté par le Parlement européen prévoit notamment que les émissions imputables au changement d’affectation des terres (transformer une tourbière ‘absorbeuse’ en champs de blé émetteur, par exemple) soient intégralement compensées par la reforestation, jusqu’en 2030.

Au-delà, les terres et la forêt devront absorber plus de gaz carbonique qu’elles n’en émettront, «conformément aux objectifs à long terme de l’UE et à l’Accord de Paris».

Périodes quinquennales

Si pendant la première période de 5 ans (2021-2025), les absorptions de CO2 sont plus importantes que les émissions dues à l’utilisation des terres, ce crédit pourra être thésaurisé et utilisé ultérieurement, afin de contribuer à atteindre les objectifs fixés pour la seconde période (2026-2030).

Les 27 Etats membres pourront utiliser une partie de ces surplus de crédits pour satisfaire les objectifs en matière de réduction des émissions dans le cadre d’une législation distincte.

Développer les usages du bois

Les produits ligneux récoltés, tels que les matériaux de construction ou les meubles, peuvent aussi être considérés comme absorbant du CO2, étant donné qu’ils stockent le carbone absorbé par les arbres pendant leur croissance.

L’objectif est d’encourager les Etats membres à développer l’utilisation des produits ligneux récoltés. Le plafond concernant l’utilisation des crédits de gestion des forêts passerait de 3,5% (tel que proposé par la Commission européenne) à 7%, afin d’autoriser une appréciation pour ces catégories.

Un enjeu de taille. Les forêts de l’Union absorbent l’équivalent de près de 10% des émissions communautaires de gaz à effet de serre chaque année.

Les Etats membres devront communiquer leurs émissions tous les ans, avec des objectifs en matière d’équilibre entre les émissions et les absorptions à atteindre lors de deux périodes de conformité.

Les critères pour chaque Etat membre seront déterminés sur la base d’un ‘niveau de référence forestier’ -soit une estimation des émissions ou des absorptions annuelles nettes moyennes résultant des terres forestières gérées sur le territoire de l’Etat membre. Ce niveau de référence forestier devrait se baser sur les pratiques de gestion documentées entre 2000 et 2012.

Le Parlement a renvoyé le dossier en commission de l’environnement afin que les colégislateurs (Parlement et Conseil) puissent entrer en négociation pour une version commune du texte en première lecture.

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus