Le nucléaire US redémarre très doucement

Le 20 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La renaissance du nucléaire civil américain s’annonce décidément bien laborieuse. S’exprimant, en fin de semaine dernière, dans le cadre d’un symposium londonien de l’association nucléaire mondiale (WNA, selon l’acronyme américain), le patron du Nuclear Energy Institute (NEI) s’est montré particulièrement pessimiste sur les chances de voir démarrer de nombreux chantiers de construction de réacteurs nucléaires.

Rappelant que la Nuclear Regulatory Commission [NRC, l’autorité de sûreté nucléaire américaine] instruisait 13 demandes d’autorisation de construction et d’exploitation (pour un total de 22 tranches), Marvin Fertel a indiqué que peu de ces projets seraient prochainement réalisés. En cause, la récession économique, qui fait baisser la consommation d’énergie, et la chute des prix du gaz, qui rend cette source d’énergie beaucoup plus attractive pour les électriciens que l’énergie nucléaire. Et Marvin Mervel de craindre une situation comparable à celle des 15 dernières années.

Depuis le milieu des années 1990, 340 GWe de capacités nouvelles ont été mises en service, outre-Atlantique, dont 320 GWe de centrales au gaz. Selon le patron du NEI, seuls 5 réacteurs à Vogtle (Georgie), Summer (Caroline du Sud) et Watts Bar (Tennessee) devraient entrer en service avant 2020. Soit 4 fois moins que prévu.



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